Les jardins Weleda

Au tout début du mois de juillet, Erasmiotaton et moi avons été invités à découvrir les jardins Weleda non loin de Stuttgart en Allemagne en compagnie de 9 autres blogueuses. C’était la première fois que je mettais les pieds dans ce pays mais il me tardait surtout de passer du temps parmi les champs de fleurs ; et que l’on m’explique un peu l’envers du décor. Nous avons été particulièrement chouchoutés à notre arrivée : une belle chambre spacieuse au Méridien, un massage, un accès au spa que nous avons eu presque pour nous toutes seules, un dîner dans un salon privatisé et un petit-déjeuner de folie où j’ai eu envie d’à peu près tout manger.

Le lendemain, le départ fut matinal. Une petite heure de car nous séparait des jardins de la marque que vous pouvez tout à fait visiter librement – et si vous êtes germanophone c’est encore mieux. Le lieu est ouvert à tous, propose différents événements tout au long de l’année et il y a une immense boutique où vous trouverez absolument tous les produits Weleda ainsi que des exclusivités, notamment les versions mini de leurs produits.

Avant d’entamer le récit de cette journée au vert, voici un petit avant-goût en vidéo de ce qui vous attend – pas de panique, ça dure à peine 2 minutes et vous pourrez m’entendre imiter fantastiquement un animal un peu particulier à la fin… Fermez les yeux (enfin, juste au début hein sinon c’est bête vous ne verrez rien, hem), respirez profondément et vous y êtes presque ;) Pour regarder la vidéo dans une qualité optimale, n’hésitez pas à cliquer sur HD.

Avant ce bref voyage, j’avais déjà une très bonne image de Weleda : une marque quasi centenaire dont les produits bénéficient du label Natrue, un label plus exigeant que les autres qui garantit la naturalité des formules à plusieurs niveaux mais également un impact moindre sur l’environnement. A noter que Natrue a été crée par Weleda en 2007 en collaboration avec d’autres marques naturelles européennes comme Logona, Dr. Hauschka, ou Lavera.

Weleda ce fut tout d’abord des traitements pharmaceutiques avec une approche dite anthroposophique, à savoir une médecine se basant sur des principes scientifiques qui tiennent comptent de l’individu pour traiter la maladie (son histoire, son environnement, sa psychologie, etc.) mais également des apports par les plantes. Une vision plus globale de la maladie initiée par Rudolf Steiner, père spirituel de la marque dont il a dessiné le logo : un caducée entouré d’un signe symbolisant le geste donner/recevoir.

les jardins weledaLes premiers produits Weleda ont vu le jour dans les années 20 et en 2015, certains existent toujours : l’huile capillaire au romarin, la pâte de dentifrice au ratanhia, le jus de bouleau, l’huile de massage à l’arnica, le bain de bouche à la myrrhe, etc. La Seconde Guerre mondiale fait cesser l’activité des laboratoires pendant une bonne dizaine d’années et c’est dans les années 50/60 que la marque élargit sa gamme et commence à plancher sur celle au calendula destinée aux bébés que beaucoup de parents utilisent depuis.

Weleda est l’un des précurseurs en matière de cosmétiques naturels et s’est étendue partout dans le monde au fil des années pour le plus grand bien de notre corps et de notre santé. Saviez-vous qu’ils commercialisent toujours des traitements homéopathiques ? Eh bien moi non plus. Nous connaissons surtout leurs cosmétiques, mais comment sont-ils fabriqués ?

les jardins weledales jardins weledales jardins weledaAprès ce petit historique (vous ne vous êtes pas assoupies ?), il est temps de vous raconter à proprement parler le déroulement de cette journée dans les jardins Weleda. Il est environ 10 heures lorsque nous suivons notre interprète et la dame qui nous fera la visite commentée. Ici est cultivée une grande partie des plantes qui serviront à la fabrication des formules : pas moins de 250 espèces réparties sur 20 hectares et soignées avec amour par une équipe de 20 personnes.

Weleda a fait le choix de produire en majorité ses matières premières dans des jardins qui lui sont propres afin d’en contrôler la qualité. Ils sont répartis en France, en Suisse ou encore en Nouvelle-Zélande sur de petites surfaces n’excédant pas 2 hectares. La marque collabore également avec une cinquantaine de petits producteurs locaux un peu partout dans le monde : le romarin et l’amande en Espagne, le citron en Sicile, le sésame au Mexique, la rose de damas en Turquie, le bouleau en République-Tchèque, le bois de Santal au Sri-Lanka, l’huile de Tournesol en Hongrie, etc.les jardins weledales jardins weledaLes jardins Weleda en Allemagne sont entièrement cultivés en biodynamie depuis 1959. La bio-dynamie ? C’est une culture qui exclue toute utilisation de pesticides, d’engrais chimiques et tous produits phytosanitaires de synthèse. Ils sont remplacés par des fertilisants d’origine naturelle : des plantes, des extraits de roche, etc. L’idée est de prendre soin du sol, de préserver la terre qui donne des végétaux aux milles vertus en la traitant comme un organisme vivant à part entière et en soignant les êtres qui la peuplent et participent de sa bonne santé.

La biodynamie est donc une agriculture biologique qui tient en plus compte de la qualité des sols, de son rythme selon les lunes, les saisons, les moments de la journée, etc. Si vous voulez approfondir le sujet, rendez-vous ici. Et si vous n’avez pas encore vu Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau, je vous invite à le regarder pour comprendre l’intérêt, et l’urgence même, d’opter pour ce type d’agriculture – il est aussi dispo en VOD sur iTunes. 
les jardins weledales jardins weledaNous avons donc appris beaucoup de choses ce matin-là sur la philosophie et les valeurs de Weleda dont je n’avais pas vraiment connaissance. J’ai toujours eu une confiance aveugle (je veux dire, même quand je ne savais pas déchiffrer une liste INCI) en leurs produits que j’ai découverts assez tard ; il y a sans doute 6/7 ans car ma maman achetait la Crème de douche au Citrus pour ma petite sœur allergique au piqûres de moustiques. En repartant, j’ai eu le sentiment qu’une meilleure consommation était vraiment possible et je souhaite de tout cœur que leurs méthodes de production fassent des émules.

Bon, je parle déjà de repartir mais on a fait d’autres choses : nous avons participé à la récolte du calendula ! Cette jolie fleur orange apaise et cicatrise les peaux les plus sensibles et fragiles. Armées d’un sceau, nous nous sommes toutes attelées à la tâche avec zèle avant de rapporter le fruit de notre dur labeur (oui oh ça va, on a bien le droit de se lancer des fleurs [de calendula] haha – mon dieu, j’ai un humour particulièrement mauvais en ce moment vous ne trouvez pas ?)les jardins weledales jardins weledales jardins weledales jardins weledaUne fois récoltés, tous les végétaux sont triés sur place et on extrait directement les essences, le concentré d’actifs qui sera utilisé dans la composition finale. Nous ne sommes par restées longtemps dans le centre de tri pour ne pas déranger le travail des employés ; nous avons plutôt été rempoter un petit plan de calendula à rapporter chez nous – bon le mien est mort.
les jardins weledales jardins weledales jardins weledales jardins weledaAprès le déjeuner, nous avons pu bénéficier d’un massage – je crois que je ne me suis jamais autant fait masser de ma vie que ces dernières semaines – et d’un bain de pieds avec quelques fleurs coupées de calendula et des billes toutes bêtes placées dans le fond de la bassine afin de stimuler la voûte plantaire, une idée très simple à faire à la maison après une balade intensive (et avec la chaleur caniculaire qu’il faisait ce jour-là, ce n’était pas de refus).

Ce fut aussi l’occasion pour moi de découvrir la Crème Sani-Pieds qui ne m’a pas quittée de l’été. Je porte beaucoup de tennis sans chaussettes et quand nous étions en Italie, les températures + les kilomètres parcourus ont mis mes pieds à rude épreuve. Chaque matin et chaque soir, j’appliquais la crème qui m’évitait de trop transpirer, de limiter les frottements (donc les éventuelles cloques) et d’avoir une sensation de légèreté et de fraîcheur. C’est sans mentir, la meilleure crème pour les pieds que j’ai essayée jusqu’à présent.
les jardins de weledaNous avons pris la route du retour vers 15 heures mais avant ça, j’ai rejoint l’amoureux pour explorer ensemble une partie du jardin peuplée de curieux habitants. Je n’ai pas vraiment pu m’empêcher de faire un peu l’enfant et de rejouer avec moins que plus de fidélité la fameuse scène dans le premier Jurassic Park où un monsieur se fait dévorer alors qu’il faisait tranquillement ses commissions. Je vous laisse apprécier mes talents d’actrice.

les jardins weledales jardins weledaJ’espère que cette petite balade dans les jardins Weleda vous a plu et que vous avez appris à mieux connaître cette marque qui devrait trônée sur les étagères de toute salle de bain digne de ce nom. Merci à Sandra pour cette si belle invitation, à l’équipe Weleda pour leur chaleureux accueil et leur gentillesse ; et merci aussi à l’amoureux de s’être occupé de capturer ce moment en photos tandis que moi je tournais les images en tremblotant pour la vidéo – je me suis noté de m’acheter un stabilisateur parce là bon.

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et vous remercie pour toutes vos réactions sous mon article de mardi, je vais essayer de prendre le temps ce week-end pour vous répondre individuellement mais cette fin de mois d’août est très chargée – bouh ! encore un été que je n’ai pas vu passer, ça vous fait ça à vous aussi ? – alors je ne vous promets rien.

En attendant, passez un bon week-end ou profitez bien de vos vacances. On se retrouve très vite pour un article dédié aux lectures qui ont marquées mes étés.

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Grandir

J’ai soufflé mes 28 bougies à la fin du mois dernier. Je vois dangereusement arriver le cap des 30 ans et s’éloigner la vingtaine, s’éloigner l’insouciance, l’impression d’avoir toute la vie devant soi et de pouvoir gâcher un temps qui est finalement très précieux. Car à 18 ans, le temps nous semble être une denrée inépuisable : on nous répète qu’il faut profiter, arrêter de douter, de se noyer dans un verre d’eau et de s’inventer des problèmes qui n’en sont pas ; mais pourtant, on ne comprend pas et on ne comprendra que plus tard. On ne se rend pas compte que la journée, l’heure, la minute que l’on est en train de gâcher pour des raisons futiles, on ne la revivra plus jamais.

Je n’avais pas conscience de ça avant, je ne voyais qu’à très court terme et pour dire la vérité, j’emmerdais un peu le futur qui me faisait peur. 10 ans ont passé depuis ce fameux cap de la majorité, ils ont passé si vite. J’ai l’impression que c’était hier et pourtant, je n’ai plus rien à voir avec la jeune fille que j’étais. J’ai appris, j’ai souffert, j’ai été heureuse, j’ai douté – beaucoup – et je crois que je n’ai plus si peur de grandir. De devenir adulte pour de vrai car maintenant, je sais. Ou en tout cas, je touche du doigt quelque chose d’important : on a une seule vie et elle est courte, et elle passe vite. Tellement vite que pouf, un matin on se réveille, on a 82 ans et on est plein de regrets, on se dit « si j’avais su, si j’avais osé, si je m’étais davantage écouté ». Et je ne veux pas que ça m’arrive. Ni à moi, ni aux gens que j’aime.

grandirUn jour, je discutais avec l’amoureux et il m’avait brièvement cité un passage du Gai Savoir de Nietzsche. Comme ma bibliothèque est assez pauvre en philosophie, j’ai recherché le dit passage sur internet pour le partager avec vous tant il a résonné en moi :

« Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : ”Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières ! »

Le fameux concept de l’éternel retour qui pourtant ouvre un roman qui a puissamment marqué mes 18 ans : L’Insoutenable légèreté de l’être où Kundera condamne en apparence cette idée que nous devrions revivre jusqu’à la fin chaque seconde de notre vie car elle nous mettrait face à nos… responsabilités. Responsables de nos actes, de nos choix, de notre vie en somme. C’est ce qu’il désigne comme la lourdeur ; alors que les humains n’aspireraient qu’à la légèreté. Je vous le cite, vous comprendrez mieux :

« Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? C’est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même « esquisse » n’est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l’ébauche de quelque chose, la préparation d’un tableau, tandis que l’esquisse qu’est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau. Tomas se répète le proverbe allemand : einmal ist keinmal, une fois ne compte pas, une fois c’est jamais. Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout. »

Evidemment, prendre conscience du temps qui file et que chaque jour compte peut donner le vertige, si bien que l’on préfère ne rien faire. Par peur de l’échec, par manque de courage, par confort ; et une journée insatisfaisante ajoutée à une autre, puis une autre, font une année ; et une année additionnée à une autre peuvent vite faire une vie. Cette pensée est d’un certain point de vue anxiogène mais quand on y pense, quand on y pense vraiment, elle ouvre aussi plein de possibles et nous pousse à nous sortir de nous-mêmes.

grandirAu quotidien, on se réfugie derrière plein d’excuses. L’exemple qui est certainement le plus parlant est celui du travail que l’on déteste et qui occupe la grande majorité de notre temps « parce qu’on a des factures à payer ». Est-ce vraiment une excuse ? N’aspire-t-on pas à une autre vie, plus authentique et proche de qui l’on est ? Mon amie Aurélia dont j’admire le courage a quitté un CDI insatisfaisant il y a 3 ans (elle en parle dans cet article sur son blog) ; depuis elle travaille pour United Way, et elle vient de partir vivre en Inde. Elle m’avait dit qu’elle voyait la vie comme une échelle à gravir et qu’il fallait finalement ne jamais se reposer sur ses lauriers pour atteindre ce que l’on pourrait définir comme étant notre bonheur.

A 18 ans, je ne savais pas ce que serait ma vie 10 ans après. Je ne me serai jamais imaginée à la tête de ce qui est pour l’instant ma mono-entreprise-personnelle – que j’ai encore bien du mal à nommer ainsi – et je crois même que c’est depuis tout récemment que j’ai soif d’entreprendre et de créer parce que j’ai moins peur, et j’ai certainement plus confiance en moi, et en mes instincts. Les hasards de la vie sont toujours des opportunités à saisir : à la fin de mon stage de fin d’études en 2013, on ne m’a pas proposé le CDI que j’espérais tant. Parce que c’est le Saint-Graal de notre société moderne et ce qui m’avait déçue à l’époque me comble aujourd’hui !

grandirDésormais, je vois davantage dans les difficultés ou plutôt les obstacles, une occasion de se remettre en question, d’essayer autrement ou autre chose. Rien n’est tracé, dicté ; rien n’est immuable, gravé dans le marbre. Et c’est en grandissant (ou devrais-je plus justement dire vieillissant) que j’en ai pris conscience. Qu’il faut oser être égoïste et s’écouter. Personne ne viendra faire les choses à ma place, personne d’autre que moi est responsable de ma vie et si à la fin, j’ai mille regrets, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même.

Je ne regrette pas mes 18 ans, enfin je regrette seulement de m’être laissée faire, d’avoir essayé d’être une personne que je n’étais pas, d’avoir fait semblant, d’avoir menti à moi et aux autres, et de n’avoir tout simplement pas assumé qui j’étais parce qu’en face, on essayait de me faire croire que j’aurais dû être autrement ou que j’étais une mauvaise personne. J’ai fait des erreurs, comme tout le monde, mais si j’avais pu venir souffler quelques mots à la jeune adulte au sortir de l’adolescence que j’étais, je lui aurais dit d’être plus sûre d’elle et que la vie ne demande qu’à être investie entièrement et passionnément. Que tout est possible et que ce n’est pas un mirage.

Je lui aurais dit de ne pas être inquiète, qu’elle ne sera jamais seule car elle a… soi. Avant, j’attendais beaucoup des autres, en amour comme en amitié et j’étais constamment déçue. Quand j’ai commencé la méditation, il y a quelque chose qui m’a frappée et notamment dans le livre d’Andy Puddicombe où il rapporte le récit d’un homme qu’il a rencontré au cours de l’un de ses voyages en Inde. Cet homme s’appelle Joshi et il a perdu sa femme, 4 de ses enfants ainsi que ses beaux-parents dans un accident de voiture. Il raconte avoir fait face pour ses 3 autres enfants mais ceux-ci tombèrent malades quelques mois plus tard ainsi que sa mère ; il les perdit eux aussi en l’espace de deux semaines :

 » Il avait fini par choisir de vivre dans un centre de méditation, où il passait la majorité de son temps.  Je lui ai demandé s’il pensait que tout ce temps passé à méditer avait modifié ses sentiments par rapport à ce qu’il s’était passé. Il m’a répondu que cela n’avait pas changé la manière dont il se sentait, mais la manière dont il vivait ses sentiments. Même s’il ressentait toujours fortement les sentiments de perte et de tristesse par moments, ils les percevait différemment. Il avait trouvé un endroit où il se sentait en paix, immobile et calme. Et quoi qu’il lui arrive, c’était une chose qu’on ne pourrait jamais lui enlever : il aurait toujours cet endroit en lui où il pourrait retourner »

On oublie trop cela, que l’on a besoin surtout de soi-même pour être heureux. Et puis d’ailleurs, cette injonction moderne à être absolument heureux (encore pire avec les réseaux sociaux, lisez cet article à ce propos), à avoir une vie de rêve, parfaite, à ne jamais être triste, est pesante ! La souffrance et la tristesse font partie de la vie, on ne peut l’éviter. On y sera tous confronté alors autant faire avec.
grandirGrandir pour moi c’est ça. C’est accepter que la vie est jolie, oui, mais qu’elle est aussi cruelle et parfois injuste. Qu’on se prend des claques mais qu’on s’en remet, et que ce n’est pas si grave. C’est moins douter inutilement, moins se laisser submerger par ses émotions, apprendre à mieux s’aimer et à s’accepter, ne plus (trop) avoir peur et se laisser davantage porter. Profiter des beaux moments présents et faire en sorte de n’avoir pas de regrets.

Avec Juliette, on se disait récemment que l’on comprenait ces gens qui disaient se sentir mieux dans leur peau à 40 qu’à 20 ans. Pourquoi devrions-nous attendre encore 10 ans pour être à l’aise dans nos baskets et mener une vie qui nous plaît ?

A 28 ans, j’ai gardé une grande âme d’enfant et je ne crois pas tellement me prendre au sérieux mais je ne suis plus une enfant et rejeter la responsabilité de ma propre vie comme une pestouille-boudeuse ne va pas m’aider – c’est pas moi, c’est lui na ! C’est finalement comme dans le roman de Kundera : que faut-il choisir entre la lourdeur (nos responsabilités à l’égard de notre vie et celles des autres) et la légèreté (que l’on situerait ici dans l’âme d’enfant, par exemple) ? Et s’il n’y avait pas besoin de choisir ? Si la vie était un savant mélange des deux que nous devions équilibrer nous-mêmes, selon nous-mêmes ?

grandirJe porte une robe Asos achetée l’an dernier et une couronne de fleurs réalisée à la demande
par la talentueuse Fanny des Dormeuses de Madapolam – Photos d’Erasmiotaton

Et pour vous, grandir/vieillir c’est quoi ? Quels sont les changements qui se sont opérés en vous depuis vos 18 ans ? Que diriez-vous à la très jeune fille que vous étiez ?

Une fois n’était pas coutume, un article où je parle un peu de moi mais pas trop. Ça faisait un petit moment qu’il me trottait dans la tête et puis, je me suis lancée sans filets véritables car rien de ce que je gribouillais dans un carnet ne réussissait à mettre des mots sur mes pensées. Ce n’est toujours pas vraiment le cas mais j’espère qu’il aura résonné en vous. Qu’il aura planté la petite graine de « Je suis responsable de ma vie et de mon bonheur » dans votre esprit, ou qu’il aura arrosé celle qui est déjà plantée.

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