8 films à voir ou revoir cet été

Le temps est un rien démoralisant ces dernières semaines, l’impression que l’été nous file entre les doigts sans rien nous avoir donné cette année – heureusement que je suis partie trois semaines au soleil en juillet, sinon je serai au bord de la dépression. Alors que faire quand il pleut dehors et que l’on a du temps pour soi ? S’installer confortablement sur son canapé et regarder quelques films au calme pardi ! Je vous propose donc aujourd’hui, une sélection de 8 films à voir ou revoir cet été. 8 films aux genres différents, des récents et des moins récents, il devrait y en avoir pour tous les goûts.

God Bless Americagod_bless_america_3

Le film catharsis par excellence, réjouissant, délicieusement scandaleux et drôle. God Bless America, c’est l’histoire de Frank, célibataire, chômeur, qui vient d’apprendre qu’il est atteint d’une incurable tumeur au cerveau. L’homme n’a plus rien à perdre et s’apprêtait à se suicider lorsqu’il décide d’assassiner – pour commencer – le personnage principal d’une télé-réalité.

Il se mettra alors en tête de nettoyer les Etats-Unis de tous ses cloportes idiots, avides, irrespectueux, en compagnie d’une adolescente, Roxy, tout aussi révoltée que lui. Tout le monde en prend pour son grade dans cette satire qui dénonce la culture de masse à grosse tendance abrutissante. C’est drôle et juste.

About TimeAboutTime-Still4

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de cette comédie romantique pas cul-cul et j’en remets une couche car j’aime énormément ce film léger, tout plein d’humour britannique qui fait mouche et qui nous rappelle à quel point il est important de savourer les petits instants de bonheur quotidien. Tout au long du film, on suit Tim à qui l’on vient de confier que les hommes de sa famille ont la capacité de voyager dans le temps pour en changer le cours, et ceci pas toujours sans conséquences… Un don qui lui servira pour trouver l’amour, évidemment.

Dallas Buyers ClubDallasBuyersClub-2013-2

Bienvenue dans l’Amérique profonde, Texas, 1986. Ron a 35 ans et mène une vie dissolue et insouciante rythmée par les paris rodéo, les relations multipliées et non protégées, et la drogue. Un accident de travail le mène à l’hôpital où des analyses démontrent qu’il est atteint du VIH et qu’il lui reste 30 jours à vivre.

Après une petite période de déni, Ron se met en quête de traitements alternatifs. Ses recherches le portent au Mexique où il rencontre un médecin qui traite ses « patients » avec des produits qui fonctionnent mais qui ne sont pas approuvés par les autorités médicales des Etats-Unis. Toute l’histoire du film porte sur son combat pour sa propre vie mais aussi contre les autorités et les laboratoires très souvent peu scrupuleux.

Le Dallas Buyers Club naît de sa rencontre avec Rayon, transsexuel également séropositif. Tous deux vont venir en aide à des centaines de malades en leur fournissant le traitement alternatif illégal en échange d’une adhésion mensuelle au club. Un très beau film. L’histoire d’un homme qui va se métamorphoser et celle d’une amitié forte et touchante. Malgré la gravité du sujet, on ne tombe jamais dans le pathos et on rit, beaucoup.

The Lunch boxthe_lunchbox_press

Un de mes récents coups de coeur ! Une histoire d’amour atypique entre une jeune femme délaissée par son mari et un presque retraité. Elle, désespérée, tente de reconquérir son époux en lui cuisinant de bons petits plats qu’elle glisse dans une lunch box qui ne sera jamais livrée au bon endroit… Débute alors une romance épistolaire entre elle et le mauvais destinataire des déjeuners. Un film doux qui met continuellement l’eau à la bouche, surtout quand on aime la cuisine indienne.

Pulp Fiction pulp-fiction

Vous allez me dire que je suis bien gentille avec mes recommandations et que citer un film culte que tout le monde a déjà dû voir au moins une fois, c’était sans doute pas la suggestion la plus originale. Oui mais parfois, il fait bon de réviser ses classiques. Pulp Fiction fait partie de ces films qui n’ont pas mal vieillis et que l’on regarde à nouveau avec plaisir : pour son rythme, son esthétique et ses dialogues drôles et savoureux. Un des meilleurs Tarantino !

Les Noces rebellesles-noces-rebelles-sam-mendes

Les Noces rebelles, ce n’est pas tout à fait le genre de films que l’on regarde quand on va mal et que l’on veut se remonter le moral ; mais il a le mérite de nous montrer combien on peut se laisser submerger et surprendre par la vie, et combien nous sommes plein de contradictions. Les protagonistes de cette histoire, Frank et April, rêvent d’une vie libre, un peu bohème, loin des clichés de la parfaite petite famille américaine.

Pourtant, au fil des années, ils s’engluent dans une routine qu’ils rejetaient jadis avec véhémence : Frank va travailler à New York pendant qu’April s’occupe de la maison et de leurs deux enfants. Ni l’un, ni l’autre n’est vraiment satisfait par la situation ; et la jeune mère de famille proposera à son époux de tout recommencer en allant vivre à Paris, comme ils l’avaient toujours souhaité. Une proposition séduisante sur le papier, plus facile à élaborer qu’à réaliser…

J’ai vu Les Noces rebelles trois ou quatre fois, chaque fois en ressentant le même malaise et la même pitié. C’est un film fort et dur où l’on ressent beaucoup d’empathie pour les deux personnages, perdus, incertains et si plein d’idéaux.

The Machinistsnapshot20111214090904

Il ne faut pas se laisser décourager par l’esthétique du film très froide et sombre, et son atmosphère oppressante, presque étouffante. The Machinist est l‘un des meilleurs thrillers que j’ai pu voir. L’histoire de Trevor, un ouvrier extrêmement affaibli et pour cause, il n’a pas dormi depuis un an. Pourquoi ? Il ne le sait pas lui-même. Ses nuits, il les partage avec une prostituée et une amie qu’il retrouve à l’aéroport, tentant de comprendre ce qui lui arrive.

Sa vie devient de plus en plus étrange. Persécuté, paranoïaque, il est persuadé que quelqu’un lui veut du mal. Au fur et à mesure du film, on partage le mal-être du personnage principal, on est angoissé et inquiet, on voudrait bien se réveiller de ce cauchemar qui n’en finit pas. La fin est bouleversante.

To Rome with loveto-rome-with-love-6

On termine cette sélection de 8 films à voir ou revoir cet été par un film carte postale comme seul Woody Allen sait les faire. To Rome with love ou plusieurs histoires qui se croisent au cœur de la ville éternelle. C’est léger, digeste, le tout parsemé de l’humour caractéristique du réalisateur, ça se mange sans faim. On le regarde surtout pour les belles images qui fleurent bon la dolce vita et pour la prestation de Roberto Begnigni qui, quoiqu’un peu caricaturale, ne peut nous empêcher de rire.

J’espère que cette sélection aura été inspirante. Si vous avez de bons films à partager avec moi et les autres lecteurs, n’hésitez pas. Nous sommes tous ouïe ! Excellent jeudi et à très vite.

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Herculanum et Pompéi

Avant de commencer à vous raconter Naples où j’ai passé une semaine en juillet, j’avais envie de vous parler avant tout d’Herculanum et Pompéi, deux sites fabuleux et tristement célèbres. Deux sites immanquables lorsque l’on visite la Campanie et très faciles d’accès en transport en commun. Aucune raison donc de ne pas consacrer une journée entière à l’exploration d’Herculanum et Pompéi.

Ne vous attendez pas, en allant là-bas, à en apprendre plus sur les circonstances de l’éruption du Vésuve qui est finalement très peu évoquée. Non, on en apprend surtout plus sur les mœurs de la civilisation romaine. Pour resituer rapidement, en 79, le volcan napolitain – que les gens pensaient éteint pour ne pas dire qu’ils croyaient qu’il était une simple montagne – s’est réveillé. Deux jours d’éruption, aucun survivants. Les villes ont été ensevelies par les nuées ardentes, les habitants tués sous le poids des maisons qui se sont effondrées, carbonisés ou asphyxiés. Voilà pour la petite parenthèse d’introduction.

Nous avons débuté notre visite par Herculanum – ou Ercolano – qui se situe un peu avant Pompéi et que l’on rejoint facilement à pied ou en minibus après avoir pris le train. Ce jour-là, il faisait une chaleur écrasante mais cela n’a pas pesé sur ma balade – prévoyez la casquette, la crème solaire et l’eau, le trio gagnant. Nous avions choisi d’être accompagnés d’un audioguide ; en fin de compte, on peut s’en passer : tout est retranscrit dans le petit livret gratuit que l’on peut prendre à l’accueil.

HerculanumHerculanumL’intérêt de visiter Herculanum réside surtout dans le fait que le site a été bien mieux conservé que celui de Pompéi principalement « grâce » au sédiment volcanique qui a enseveli la ville de 16 mètres. Les fouilles ont mis à jour des pièces organiques qui offrent un aperçu plus précis de ce que pouvait être la vie à Herculanum en 79.
HerculanumLa visite est très émouvante, j’ai ressenti un petit quelque chose que je n’ai pas retrouvé à Pompéi. Certainement parce que la ville est plus petite et qu’il ne reste pas que des fondements de bâtiments. On arrive mieux à se projeter, mieux à imaginer comment vivait les habitants : thermes, boulangeries, tavernes, boutiques, villas, etc.

04072014-DSC_1128Émouvante aussi car à l’entrée du site, sur la gauche, accès interdit au public, on peut apercevoir une vingtaine de squelettes d’hommes et de femmes (300 en réalité) qui s’étaient réfugiés dans ce qui était des abris portuaires – il faut donc se figurer que la mer arrivait jusque là – avec leurs effets personnels les plus précieux (bijoux, monnaies). Ça fait tout drôle de voir cela, même de loin. Comme si ça te disait : c’est vraiment arrivé pour de vrai.HerculanumHerculanumHerculanum n’a pas encore révélé tous ses secrets. En effet, une partie de l’ancienne ville est encore enfouie sous la moderne, mais ce que l’on en voit est fort, poignant et même passionnant. Je n’ai pas vu les près de 4 heures passées à me balader dans les rues et je n’ai d’ailleurs pas eu l’impression de faire le tour de la ville… Ce qui ne laissait pas augurer une promenade plus rapide dans Pompéi, au moins trois fois plus grande.
HerculanumHerculanumHerculanumHerculanumHerculanumHerculanumHerculanumHerculanumDans l’après-midi, nous avons rejoint Pompéi à un petit quart d’heure de train d’Herculanum et juste à une trentaine de pas de la gare. Je ne m’attendais pas à faire face à une aussi immense ville, j’imaginais Pompéi grande mais pas à ce point. Contrairement à Herculanum, il ne reste que peu de bâtiments debout mais on devine aisément qu’elle fut une ville riche et majestueuse.

Herculanum et Pompéi PompéiUn plan est nécessaire pour ne pas se perdre dans le dédale de rues – il est donné gratuitement à l’entrée. Un plan, un peu d’imagination et de curiosité car bien que les conservateurs fassent leur travail et que des arbres ont été replantés dans certains jardins, il ne reste pas toujours grand chose des anciennes bâtisses. Toutefois, certaines d’entre elles sont très bien conservées : la maison du four, la maison des petits amours dorés, le lupanar, le grand théâtre, la maison de Ménandre, etc. PompéiPompéiEn fin de journée, il ne reste que peu de touristes – qui laissent place à quelques chiens errants qui aiment venir trouver de la tranquillité au cœur du Pompéi originel – et on apprécie d’autant plus la visite. Nous avons eu les rues presque à nous seuls et une belle lumière dorée qui sied parfaitement à l’environnement.
Pompéi04072014-DSC_1256L’exploration de Pompéi complète bien celle d’Herculanum – d’ailleurs, si vous le souhaitez, vous pouvez acheter des billets combinés. D’un côté, une grande ville et toute l’effervescence que cela sous-entend (les nombreuses boutiques, les rues plus larges pouvant accueillir des chars qui ont laissé des traces sur les routes pavées, …) ; de l’autre, une ville à taille humaine qui sait mieux retranscrire les vestiges de l’époque romaine.
PompéiPompéiLe petit point négatif de Pompéi – bien malgré elle – c’est les nombreuses rues qui sont fermées au public. Les travaux sont longs à être mis en place et exécutés, et l’argent ne va pas toujours où il faut – la mafia napolitaine n’est pas une légende urbaine. Mais ce n’est qu’un petit détail qui ne gâche en rien la visite. J’ai adoré Pompéi, grandiose, bien au-delà de mes espérances. PompéiPompéiSi vous le pouvez et êtes intéressés, n’oubliez pas de passer par le Musée Archéologique national de Naples où l’on trouve divers objets trouvés sur le site de Pompéi. Un excellent complément de visite, à faire avant ou après, à votre guise. Prévoyez une journée entière pour pouvoir tout voir ou presque de Pompéi, sans courir et sans se bousculer. PompéiPompéiPompéiPompéi

Et vous, avez-vous déjà exploré Herculanum et Pompéi ? Quelles ont été vos impressions ?

Les informations pratiques seront précisées dans mon prochain city guide « Naples et ses environs », à venir très vite ici ! Je vous retrouve bientôt pour mon récit de Naples mais également de deux des îles de la baie que j’ai eu la chance de visiter : Capri et Procida. Passez un excellent week-end :)

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