San Francisco – La marina, Nob Hill, Russian Hill, Lombard Street et le Golden Gate Bridge

J’avais plus que hâte de commencer à vous raconter l’Amérique de l’Ouest. Sans conteste, ce fut le plus beau voyage de ma vie et je ne sais trop par quel bout commencer pour partager avec vous toutes ces choses qui m’ont émerveillée, surprise, enchantée ; tous ces moments où je me suis dit : profite de chaque seconde, essaie de tout retenir, de tout photographier dans ta tête, imprègne-toi de ce voyage autant que possible. Les souvenirs se bousculent dans mon esprit, je ne sais plus très bien quel jour on a fait quoi – d’autant que je n’ai pas réussi à tenir mon journal de voyage comme je le souhaitais – mais qu’importe !

Nous avons donc passé deux semaines en Californie. La première était entièrement consacrée à la visite de San Francisco que je vais vous raconter en deux ou trois parties. La seconde, nous l’avons passée sur les routes. Deux semaines c’est court, on aurait aimé, on aurait dû rester une semaine de plus. Si vous prévoyez de vous évader dans l’Ouest américain, je vous le conseille d’ailleurs. Deux semaines c’est court, certes, mais qu’est-ce que c’est intense ! Je suis rentrée avec cette étrange impression d’être restée là-bas au moins un mois et je ne vous cache pas que le retour à la réalité à été rude.

Je vous prépare un guide pratique complet de la ville pour mon dernier article qui y sera consacré donc si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires ;)

Pour notre première journée à San Francisco, le réveil fut très matinal – l’avantage du décalage horaire dans ce sens-là, c’est que tu te réveilles tout fringant à 6 heures du matin – et brumeux. Pas très étonnant ici mais c’est la seule fois où nous avons vu le fameux fog qui enveloppe la ville au petit matin pour se dissiper en début d’après-midi (et encore, pas toujours). Nous avons eu beaucoup de chance, un temps superbe nous a accompagné durant tout notre séjour, un temps assez exceptionnel à entendre les habitants avec lesquels nous avons discuté, un temps propice à tomber encore plus amoureux de San Francisco.

ER4_3755Nous avons donc mis le nez dehors à l’heure où les rues sont encore quasi désertes direction Presidio Park. Ca sentait bon le pin, l’air était frais mais agréable. On a apprécié cette longue balade parmi tous ces grands arbres, à remarquer que la ville était truffée de colibris (non mais #coeuraveclesdoigts) et à s’arrêter à chaque « vista point ». On a aussi croisé des junkies aux visages ravagés par les dégâts de la méthamphétamine (allez, c’est cadeau – la drogue, c’est mal !). Je crois que je n’ai jamais vu autant de drogués de ma vie, si ce n’est les premiers à bien y réfléchir (mais ça va, ils ne sont pas méchants, on dirait des zombies, ils m’ont fait un peu de peine à dire vrai : ils déambulent comme de pauvres hères, se parlent à eux-mêmes  et font un peu n’importe quoi avec leur corps). On sent que la drogue est un vrai fléau ici.

Bref, je ne vais pas gâcher la carte postale car San Francisco est une ville en de nombreux points parfaites mais attendez-vous à croiser du drogué et du SDF. Des SDF avec de l’humour qui font des spectacles de rues assez drôles, comme ce monsieur qui est arrivé en camisole de force, masque de catch sur la tête, pendant que l’on attendait pour prendre le cable car, et qui s’est fait enchaîner à un poteau. Pendant tout le long, on a rit de bon coeur et franchement, c’est autre chose que : Ma femme m’attend au Mc Do de la Gare du Nord, j’ai perdu mon emploi, je dors sur du papier journal, j’ai douze doigts de pied et un ongle incarné, alors s’il vous plaît, si vous avez une petite pièce ou un ticket restaurant…

Evidemment, je me moque gentiment parce que c’est profondément triste, mais tout ça pour dire que, je ne sais pas, il a attiré notre attention et on lui a donné quelques dollars sans se poser de questions et… Bon,  n’importe quoi, je vous emmène où moi ? Je fais une étude sociologique des sans-abris à travers le monde ou je vous raconte SF ?

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DONC. Nous sommes descendus jusqu’à Crissy Field, un ancien aérodrome aménagé en espace pour préserver la diversité locale de la faune et la flore. Une balade qui mène à Fort Point, au pied du Golden Gate Bridge qui, les jours de brouillard, émet un son de corne pour les bateaux. Dans le coin, pour les fans, vous pourrez faire une halte au Disney Family Museum – grosse frustration de n’y avoir pas été, d’autant plus qu’il se tient jusqu’au 7 septembre une exposition des dessins de Mary Blair, les boules, les glandes, les crottes de nez qui pendent - et pour les autres, vous planter devant le sublime et photogénique Palace of Fine Arts.

Après s’être rendus à l’évidence que même de près, nous n’arriverions pas à distinguer le pont, nous avons rebroussé chemin pour se diriger vers la marina et Fort Mason plus exactement pour déjeuner dans un endroit vraiment chouette : Greens Restaurant. Direction ensuite le terminus du cable car de Powell-Hyde pour grimper au sommet de la colline de Nob Hill sans efforts.

On se délecte de l’architecture victorienne et de toutes ces maisons colorées. J’ai un peu l’impression d’être sur Main Street à Disneyland mais en mieux. Et pas en papier mâché. On se rend compte que les pentes sont quand même bien raides et que « ça doit être la mouise quand il neige« . Eh bien heureusement Laëtitia, ils n’ont jamais d’hiver. Et donc, jamais de neige.San_Francisco018

San_Francisco001San_Francisco002San_Francisco003San_Francisco004Nob Hill est un très joli quartier, assez bourgeois, d’où l’on a de beaux panoramas sur la baie de San Francisco. On s’y promène en faisant travailler ses mollets, en rêvant devant les belles demeures aux devantures bigarrées et en s’arrêtant à presque chaque carrefour pour entrevoir un bout de pacifique. Nob Hill et Russian Hill se chevauchent et se disputent la plus jolie vue sur Alcatraz. En redescendant vers la marina, on croisera la fameuse route sinueuse de Lombard Street. Un véritable aimant à touristes à pied comme en voiture mais qui vaut le coup d’oeil.

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Je vous conseille de vraiment prendre le temps de vous balader dans ces deux quartiers très calmes et résidentiels qui laissent deviner à quoi peut bien ressembler la vie de certains autochtones. J’aime bien, à ce moment-là, être attentive aux petits détails et essayer de les compiler dans ma tête : le journal lancé devant la porte, les succulentes qui poussent un peu partout, les parements en bois, les roues des voitures tournées vers le trottoir – c’est obligatoire à SF, sous peine d’amendes – les terrasses et les roof tops cachés, etc.

Le lendemain, le soleil rayonnait et nous sommes retournés à Presidio Park, en bus cette fois, pour la jolie vue du Golden Gate Bridge depuis Baker Beach. Arrivés au terminus, nous nous sommes frayés un chemin jusqu’à la plage, le bruit de l’océan était assez impressionnant et ce qui commençait à se dessiner sous nos yeux à couper le souffle. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’y étais enfin pour de vrai.

San_Francisco010San_Francisco011San_Francisco013La vue depuis Baker Beach est vraiment spectaculaire. En remontant via un petit escalier aménagé, on peut se balader en haut des falaises et arriver à l’entrée du pont pour le traverser. C’est ce que nous avons fait. En contre-bas, vous y trouverez une genre d’exposition permanente qui dépeint l’histoire du pont, sa construction, etc. C’est très intéressant et ludique.

San_Francisco014Il est possible de traverser le pont en voiture, en vélo ou à pied. Attention, la traversée est plus longue qu’elle n’y paraît. Paroles de personnes qui ont eu la merveilleuse idée de la faire à la tombée de la nuit, pensant que ce serait rapide. Oui, eh bien, non.  Ce jour-là, nous n’avons été que jusqu’à la moitié avant de rebrousser chemin pour aller déjeuner à Union Street.

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Il était assez tard dans l’après-midi lorsque nous nous sommes enfin assis pour déjeuner chez Umani Burger qui sert un étrange veggie burger où l’habituelle galette de céréales ou de soja est remplacée par un gros champignon noir japonais, le portobello. Je n’ai pas trouvé ça fou ; en revanche leurs onions rings sont plutôt très bons.

Une petite parenthèse shopping plus tard et juste le temps d’aller admirer le coucher de soleil sur le pont fambloyant depuis Fort Mason. Ici, vraiment, les images valent plus que les mots. Nous sommes rentrés juste après, exténués mais impatients de vivre de nouvelles journées dans cette superbe City by the bay.

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La semaine prochaine, vous embarquerez pour Alcatraz, verrez de belles photos du Golden Gate Bridge de nuit, prendrez un shoot de verdure à Telegraph Hill et découvrirez les rues et l’ambiance de Chinatown. J’espère que ce premier article vous a plu (quoiqu’un peu long et diffus, comme à mon habitude ai-je envie de vous dire) et je vous souhaite un peu en avance, un excellent week-end de Pâques :)

Merci encore à Air France de nous avoir permis de nous envoler vers cette destination qui me faisait tant rêver en sélectionnant la vidéo que nous avions réalisée pour le concours qu’ils organisaient sur Twitter en septembre dernier. Je tenais à souligner que leur personnel de bord est vraiment aux petits soins et que l’on a très bien mangé. Je trouve ça chouette qu’une compagnie prenne en considération les végéta*iens puisque l’on peut choisir en ligne le repas adapté à notre régime alimentaire. Un pouce en l’air sincère pour ça.

A très vite !

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Forsaken castle

Ouh mais cet article est le 400 ème ! Il fallait donc qu’il soit à la hauteur. 400 ça me paraît beaucoup et pas beaucoup en même temps. Depuis le mois de septembre dernier, j’investis énormément d’énergie dans mon blog pour vous proposer des articles un jour sur deux, pour essayer de ne pas tourner en rond, me renouveler et mettre toujours plus la barre haut. Alors, je vous avoue que les photos qui vont suivre, je ne suis pas peu fière de les partager avec vous.

Lundi, c’est avec Erasmiotaton, que nous avons exploré un nouvel endroit abandonné : un sublime château particulier au charme indéniable mais qui commence à s’effondrer et à moisir tout doucement (« Tiens, ça ne sent pas un peu comme les vieux livres ici ? Si, ça s’appelle la moisissure Laëtitia« ). Vous commencez à connaître ma fascination pour les lieux laissés à l’abandon - transmise par l’amoureux, il faut bien le dire.

J’y vais toujours avec une certaine appréhension, un mélange d’excitation (chic, chic, chic) et de peur (et si on croise des squatteurs, on fait quoi ?). Ce jour-là, pas un chat. Pas comme lors de cette tentative avortée dans un hôpital. Mais du vent, du vent qui fait claquer les vitres, tomber bruyamment des portes dégondées sur un sol marbré, qui siffle et fait fonctionner ton imagination plus que de raison.

On y allait aussi pour shooter un look. Il est donc très simple et casual parce que pour faire de l’urbex, les jupes/robes et talons ne constituent pas le plus pratique des uniformes. Une veste en jean ramenée des Etats-Unis (ma seule parenthèse shopping fringues a été chez Levi’s parce que, mince, c’est hors de prix chez nous !), une jolie chemise ample Zara, un skinny Levi’s aussi et une paire de Converse. Simple, confortable mais efficace, non ?

Je vous laisse partir à votre tour en exploration ;)

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Veste en jean Levi’sChemise ZaraJean Levi’s Skinny
Converse – Pin’s Disney 

J’espère que cette série vous a plu autant qu’elle me plaît à moi. Je vous retrouve vendredi pour la première partie de mon séjour à San Francisco. Passez une bonne journée :)

Petite note concernant l’urbex : je sais que beaucoup de curiosité naît en regardant des photos d’exploration et que l’on a envie de savoir où sont ces lieux. Cependant, en urbex, il y a certaines règles importantes et la première est de ne pas divulguer les noms et adresses des endroits photographiés. Il est donc vain de me poser la question fatidique, je ne donnerai pas d’indices pouvant vous y guider (pardon hein, je sais que c’est frustrant) (bon ce lieu est ultra connu) (mais bref).

Les raisons ? Une fois qu’un lieu est abandonné, le temps et la nature le dégradent très rapidement, il est inutile d’y ajouter la visite de curieux indélicats, de squatteurs, graffeurs, pilleurs, etc. Je sais, vous me direz que vous le garderez pour vous et que vous ne saccagerez rien (je vous crois sur parole) mais… non. Une fois qu’une adresse est connue, c’est fichu pour le lieu. Autre précision, en général ce sont des lieux privés, par conséquent il est interdit d’y pénétrer. En faire la publicité serait assez malvenu.

Et puis, bien sûr, il y a la question du danger : effondrement, planchers incertains et tout ce qui pourrait vous mettre en péril d’une façon ou d’une autre. Dans tous les cas, si l’envie vous prend de faire des explorations, respectez ceci : ne rien apporter, ne rien modifier, ne rien emporter. Évitez les explorations en solo et gardez vos distances avec celui que vous suivez ou qui vous suit (ce serait bête que tout le monde tombe au-travers d’un plancher…).

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