Réflexions

Androcur : pourquoi j’ai décidé de ne pas le prendre

4 avril 2016

Je vous reviens avec un article un peu personnel qui traitera d’un sujet que j’avais envie d’aborder avec vous depuis longtemps. Vous n’êtes sans doute pas sans savoir que j’ai dû arrêter la pilule il y a maintenant 4 ans à cause d’une thrombose qui a failli coûter la vue de mon œil gauche – j’en parle ici et également . A l’époque, j’avais 24 ans, je prenais Minerva 35 – le générique de la fameuse Diane 35 – depuis 8 ans. Ce fut ma première pilule, celle que l’on m’a prescrite en première intention à l’âge de 16 ans car j’avais été voir la gynécologue en me plaignant de l’acné que l’on a toutes plus ou moins à cet âge-là.

Je l’ai prise sans me poser trop de questions et sans que l’on m’explique finalement comment fonctionnait la pilule : oui, ça bloque l’ovulation, d’accord. Mais quels sont les autres impacts sur la chimie un peu fragile du corps féminin ?

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Tout se passait bien jusqu’à un soir de janvier 2012 où ma vue s’est troublée durant une séance de sport à la piscine. Habituée aux migraines ophtalmiques, je ne me suis pas inquiétée outre mesure : ça va passer… Ça n’est pas passé. J’ai été aux urgences pour les migraineux à Lariboisière ; on m’a fait un scanner, des prises de sang mais on a rien vu et on m’a renvoyée chez moi avec un peu d’Aspégic.

Pour être sûre que tout allait bien, j’ai pris rendez-vous chez mon ophtalmologue en urgence dès le lendemain. Il a vu que ma veine centrale rétinienne était touchée et m’a envoyée au service ophtalmologique de l’Hôtel Dieu où j’ai vu défiler tout le personnel mi-alarmé, mi-curieux.

On m’a dit tout et son contraire ; jusqu’à ce que la chef du service m’annonce après une angiographie : vous faites une OVCR, une occlusion de la veine centrale rétinienne. Il n’a rien à faire, ça va se résorber tout seul, mais vous arrêtez immédiatement la pilule.

J’ai fait des examens complémentaires dans un service d’hématologie (j’avais l’impression d’être une ressource pour des vampires dissimulés dans les sous-sols de l’hôpital tellement je passais mon temps à faire des prises de sang). On m’a diagnostiqué une anomalie de la protéine S et je n’ai jamais bien compris ce que ça signifiait vraiment sinon que j’étais interdite d’œstrogènes de synthèse. Et donc de pilule. Youpi !

J’étais complètement perdue, je n’avais jamais jamais jamais envisagé que mon corps puisse fonctionner autrement que sous pilule et j’ai commencé à faire des recherches sur l’impact des arrêts. Ce que j’ai découvert ne m’a pas rassurée le moins du monde : rebond d’acné, cheveux gras, cycles anarchiques, pilosité, etc. Il y avait de bons côtés bien-sûr mais tous les témoignages glanés ça et là sur les forums me donnaient envie de continuer à prendre Minerva 35 en cachette.

les jardins weleda

Je ne l’ai pas fait évidemment. Les trois premiers mois, rien n’a vraiment changé. J’avais perdu de la cellulite et c’est tout. C’était cool en fait. Mais le mois suivant, ce ne fut pas la même chanson – je vous en parlais ici. Acné localisé sur le bas du visage et sur le cou, cheveux atrocement gras et fins, pilosité qui s’enflamme ! J’avais l’impression que l’on me faisait une blague. C’était de pire en pire au niveau de la peau. Je ne l’avais jamais vue aussi… grasse, réactive et acnéique en un mot ! J’ai couru chez le premier dermatologue, il m’a prescrit des antibiotiques pour trois mois avant d’ajouter : vous n’avez pas 50 solutions, c’est soit vous reprenez la pilule (oui mais je ne peux pas monsieur…), soit Roaccutane.

La suite, vous devez la connaître. J’ai fini par suivre un traitement à l’isotrétinoïne pendant 10 mois que j’ai parfaitement supporté et qui m’a débarrassé de l’acné – vous retrouverez tous mes articles sur Procuta ici. Aujourd’hui, trois ans après la fin de ma cure, ma peau se porte toujours comme un charme. Mes cheveux sont redevenus normaux rapidement et mes cycles, bien que longs et pas franchement réguliers, sont plus qu’acceptables.

Bref, l’arrêt de la pilule : je m’en suis sortie et c’est agréable de savoir que son corps fonctionne plus ou moins bien tout seul.

Il fallait cependant une ombre au tableau. Un sujet un peu tabou dans une société où l’on nous montre des corps lisses et imberbes partout : les poils. Je ne vous en ai jamais vraiment parlé, sauf ici. En arrêtant la pilule, elle s’est réveillée d’une façon que je jugeais anormale. J’ai fait des examens sanguins qui n’ont rien révélés et j’ai été voir une endocrinologue qui m’a conseillé Androcur, sans – encore une fois – m’expliquer le fonctionnement de la molécule principale de ce médicament : la cyprotérone, à savoir un progestatif qui se trouve justement dans la Diane et qui a un puissant effet anti-androgènes. En d’autres termes, il inhibe l’action des androgènes au niveau des récepteurs tels que les glandes sébacées, les bulbes des cheveux et bien-sûr, le système pileux.

les jardins weleda

On le prescrit, normalement, aux femmes qui présentent de l’hirsutisme (pilosité excessivement développée sur le visage et sur les parties normalement imberbes du corps, ce qui n’est pas mon cas, je précise), aux hommes atteints du cancer de la prostate et… aux pédophiles pour freiner leurs pulsions sexuelles – les castrer chimiquement en somme. Ça bien-sûr, aucun médecin ne me l’a dit quand on m’a proposé par deux fois de prendre Androcur pour calmer ce qui semble être une trop grande sensibilité aux hormones mâles liée à une légère dystrophie ovarienne. Pour en savoir plus sur ce médicament, je vous conseille cet excellent article rédigé par une gynécologue.

J’ai été tentée mille fois d’aller chercher Androcur à la pharmacie (j’avais l’ordonnance et l’accord de mon hémostase). Mille fois je me suis dit que ça réglerait mes problèmes de poils et plus je me renseignais, plus je savais que ce n’était pas une bonne idée : retomber dans le piège d’un produit qui ne soigne pas le problème mais le met en veilleuse et, pire, qui l’aggrave après l’arrêt ? avais-je vraiment envie d’entrer à nouveau dans un cercle vicieux où je serai dépendante aux hormones de synthèse ?

Bien-sûr, ce médicament soulage et fait des miracles, le temps de la prise, pour des milliers de femmes. Celles qui souffrent d’alopécie, d’hirsutisme avéré ou encore endométriose car Androcur est si puissant qu’il bloque l’ovulation et donc les règles. L’idée de cet article n’est pas de jeter l’opprobre sur ce produit mais plutôt de mettre à jour les abus de prescriptions dans des cas, comme le mien, où le rapport bénéfices/risques n’est pas intéressant. Androcur est souvent proposé pour « soigner » l’acné quand il n’est pas carrément donné comme contraceptif alors même qu’il n’a pas l’autorisation de mise sur le marché dans ce cadre !

Il existe d’autres solutions pour tempérer des signes mineurs d’hyperandrogénie. J’ai revu ma gynécologue il y a un mois, je lui ai parlé de mes craintes quant à la prise d’Androcur et elle m’a écoutée. Pourtant, c’était la même qui m’avait dit un an plus tôt que je serai mieux sous Androcur, soulagée, et qu’il n’y avait que très peu d’effets secondaires. Peut-être, peut-être pas. J’ai choisi de laisser mon corps fonctionner naturellement parce que j’avais vraiment le choix et qu’il me semble que ça aurait été un caprice que de succomber à une solution qui n’en est pas une sur le long terme. ER4_9172

Je me suis lancée dans l’épilation au laser et je fais régulièrement des cures de gattilier et de palmier nain en teinture mère ou en gélules. Bien-sûr, les résultats ne sont pas aussi probants qu’avec une molécule de synthèse fortement dosée (50 mg de cyprotérone dans 1/2 comprimé d’Androcur, forcément ça fonctionne) mais j’ai l’impression d’apprivoiser un peu mieux mon organisme et je vois les choses évoluer positivement. De faire enfin la paix avec lui, après quatre ans sans hormones artificielles… !

Ma conclusion : quand c’est possible, quand aucun sérieux soucis de santé vous y oblige, sachez peser le pour et le contre. Ne réfléchissez sur le court terme : est-ce que ça vaut le coup ? quel est le rapport bénéfices/risques ? existe-t-il des alternatives plus douces ? Pensez à l’après.

N’hésitez pas en commentaires à partager votre expérience si vous avez pris ou prenez Androcur, je trouve important que l’on puisse échanger ici librement sur des sujets aussi importants que la santé féminine. Belle semaine <3

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63 Comments

  • Reply Ludivine 4 avril 2016 at 9 h 14 min

    Coucou,
    J’ai pris la pilule (diane/minerva) pendant 10 ans et l’androcur est venu un peu après pour booster encore plus l’effet anti-acné de la pilule… Effectivement c’était assez miraculeux… Jusqu’au jour où j’ai arrêté pour me lancer dans l’aventure bébé car ‘bien évidemment » il ne faut surtout pas tenter l’aventure bébé sous androcur!!!! Le résultat a été une pure catastrophe, acné, peau archi grasse, cheveux gras, la grosse déprime, j’ai même envisagé de reprendre mon traitement avant de trouver une solution miracle… (laquelle?!). Mon mari m’a soutenu, même s’il faut bien le dire j’étais hideuse!!!! Mon cycle a eu du mal à devenir régulier et j’ai même eu une absence de règles de six mois (l’angoisse), peut être lié également à d’autres facteurs. ça y est bébé est en route, et avec lui et les effets hormonaux, la peau du visage plus harmonieuse, toujours de l’acné dans le dos et la poitrine mais mieux… on verra après, je laisse faire un peu la nature. A la clinique on m’a tout de même dit que ma difficulté a tombé enceinte était sans doute liée à ce trop plein de testostérone… (hum glamour dans ces cas là tu demandes si on ne te vois pas avec de la moustache…) et dans ma tête sans doute AUSSi à cause du fait que pendant 10 ans je n’ai pas laissé faire mon corps… La pilule plus jamais! ni l’androcur! Après bébé, j’attendrai de voir comment mon corps réagi et je verrai en fonction.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 14 h 34 min

      Haha, non tu es tellement féminine que c’est impossible de te confondre avec un homme hein :D Est-ce que l’on t’a diagnostiquée OPK ? Parce que non seulement ça provoque des symptômes d’hyperandrogénie mais ça met aussi des bâtons dans les roues à différentes échelles quand on veut tomber enceinte : la bonne nouvelle c’est que tu as réussi !

      Du coup, j’en profite pour te souhaiter une belle grossesse et pleeeeeeeein de bonheur <3

    • Reply Laure 8 février 2017 at 11 h 48 min

      Bonjour et bravo pour ton parcours :) sais-tu quelle est l’origine de ton acné ? enfin elle-t-elle lié à un pb d’ovaires polykystiques dans ton cas ? je ne vais plus pouvoir prendre la pilule mais parait-il que le risque de récidive avec Roaccutane est élevé dans ce cas, mais si tu es aussi opk ca me donne de l’espoir ! merci pour ta réponse

    • Reply Laur 8 février 2017 at 11 h 54 min

      Bonjour et bravo pour ton parcours :) sais-tu quelle est l’origine de ton acné ? enfin elle-t-elle lié à un pb d’ovaires polykystiques dans ton cas ? je ne vais plus pouvoir prendre la pilule mais parait-il que le risque de récidive avec Roaccutane est élevé dans ce cas, mais si tu es aussi opk ca me donne de l’espoir ! merci pour ta réponse

  • Reply Alexandra 4 avril 2016 at 9 h 56 min

    Bravo pour cet article, Lætitia !
    La prescription d’Androcur (comme de contraceptifs notamment) n’est que trop rarement accompagnée d’une information claire… Avec le développement de l’épilation laser, le prise en charge d’une pilosité excessive ne passe plus exclusivement par la prise de ce médicament et c’est tant mieux ! Mais pour que les patientes le sachent, encore faudrait-il que leur médecin en parle et leur fasse choisir la méthode selon leur cas, leurs envies, … bref, qu’elles puissent faire un choix éclairé. Merci d’y participer ;-)

    J’en profite pour recommander (je ne sais pas si c’est le bon endroit mais puisqu’on en est à parler de santé féminine ;-)) un super livre sorti dernièrement : Mon Guide Gynéco, d’Agnès Ledig (sage-femme) et Dr Teddy Linet (gynéco). Il fait le point sur toutes les méthodes de contraception actuelles, avec énormément d’infos et de conseils.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 14 h 40 min

      Le soucis pour le laser, c’est que c’est un sacré budget et que ça n’est remboursé – il me semble, il faudrait que je vérifie – que dans le cadre d’un hirsutisme avéré (donc qui se constate sur les résultats de prises de sang) et où Androcur est suivi justement… :/

      Merci en tout cas pour la suggestion du livre, car on a beau avoir eu des petites séances d’éducation sexuelle à l’école, quand on entre pour la première fois (et même bien plus tard) dans un cabinet gynécologique, on se dit que c’est forcément pour la pilule… Et c’est bien dommage de ne pas mettre plus en avant le stérilet par exemple.

  • Reply Anne-Claude 4 avril 2016 at 10 h 04 min

    J’aime beaucoup comment tu montres le dilemme qui se joue dans nos têtes, entre la solution de facilité avec l’ordonnance du médecin, et cette petite voix intérieure qui nous susurre lentement le coté « contre nature » de la chose.
    Pas évident d’être une femme, entre la pilule qu’on nous impose presque comme seule moyen de contraception fiable, et tous ces soit disant remèdes anti acnés ou anti poils bourrés d’effets secondaires…

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 14 h 42 min

      Complètement et personnellement, il m’a fallu deux ans pour être certaine que non, je ne voulais pas prendre Androcur. Vivement la pilule au masculin tiens, que ça ne soit pas toujours les mêmes qui trinquent :D

  • Reply Laurence - Greenola 4 avril 2016 at 10 h 14 min

    Hello Laëtitia,
    Bravo pour cet article plein de sincérité, sur un sujet qui n’est pas toujours facile à aborder.
    Je te rejoins sur ton questionnement quant au bien fondé de la prescription presque automatique de certains médicaments qui sont loin d’être anodins. On m’a prescrit Roaccutane à 14 ans, alors que j’étais loin d’avoir une acné sévère (même si bien sûr elle me dérangeait d’un point de vue de social)… j’avais une dermato plutôt arrangeante qui a répondu à mon caprice d’ado !
    Sinon j’aimerais avoir ton point de vue au niveau de la pilule. Je me demande depuis quelques mois si je dois l’arrêter (alors que je la tolère très bien), mais plus par désir comme tu le dis de voir mon corps reprendre ses droits et de plus de naturel (je prends déjà des hormones chimiques pour des pbs de thyroïde). Tu n’as pas eu le choix de ton côté, mais maintenant avec le recul, est-ce que tu envisagerais d’arrêter la pilule de ton propre gré ? Est-ce que tu y vois plus d’avantages que d’inconvénients ? Et par quel mode de contraception tu l’as remplacée ?
    Merci pour ce billet et belle journée
    PS : bravo pour ce nouveau design très réussi ;)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 14 h 54 min

      J’ai fait ma thrombose peu de temps avant le scandale des pilules de 3ème génération dont faisait partie la mienne qui en plus ne doit pas être prescrite comme un contraceptif mais bien dans le « traitement » de l’acné. Forcément, je me serais posé un milliard de questions mais je ne sais pas si j’aurais pris la décision de l’arrêter, pour être sincère je ne pense pas… Enfin, c’est difficile à dire :/

      Je supportais très bien ma pilule franchement, je n’avais pas pris de poids, j’avais oublié les douleurs menstruelles qui te scient le ventre, j’avais une belle peau (que j’ai récupérée avec Roaccutane, certes), de beaux cheveux ondulés, j’avais pris une taille de bonnet, etc. J’étais bien quoi…

      Donc je ne saurai pas te dire et la décision t’appartient :) Je comprends tout à fait l’envie de voir son corps fonctionner sans hormones de synthèse et puis, tu peux l’arrêter en douceur pour minimiser les effets rebond. Cet article sur le sevrage progressif est très intéressant : http://petiteceriz.com/2013/05/01/acne-et-pilule-comment-arreter-cette-daube-de-pilule-part-2/ S’il avait été écrit avant mon arrêt, c’est sûr que j’aurais procédé comme ça :)

  • Reply Marie-C 4 avril 2016 at 11 h 01 min

    La pilule… Le sujet qui fâche… Il n’y a pas moins de trois jours j’ai à nouveau craqué… J’avais pris la décision d’arrêter, j’y avais longuement réfléchi, j’en avais parlé avec mon mari, j’avais pesé le pour et le contre… j’allais tout arrêter et puis la veille de la date où je devais la reprendre si je n’avais pas pris la décision d’arrêter j’ai craqué. Je suis allée chez mon médecin et je lui ai demander de renouveler mon ordonnance sans réfléchir je suis allée à la pharmacie et en faisant la queue je ne faisais que de penser aux choses négatives qui allaient se pointer : règles hémorragiques (première raison pour laquelle j’avais pris la pilule au départ), cycles totalement irréguliers, acné… bref depuis deux jours que je reprends la pilule j’arrête pas de penser à l’arrêter mais j’avoue que j’appréhende vraiment ma vie sans la pilule après presque dix ans de prise… :( Merci pour ton article en tout cas il ne peux que m’aider à prendre ma décision!
    Bonne semaine à toi!

  • Reply Manon D 4 avril 2016 at 11 h 38 min

    Bonjour et merci pour ton article qui m’a beaucoup interpellé dans la mesure où je me suis trouvée dans une situation à peu près semblable à la tienne.

    En effet, lorsque j’ai changé de gynéco il y a trois ans (la précédente étant partie à la retraite), celle-ci a été choquée par mes symptômes apparents d’hyperandrogénie (acné léger et forte pilosité sans aller jusqu’à l’hyperhirsutisme…) alors même que je commençais à « apprivoiser » ces défauts qui m’avait tant complexée lorsque j’étais ado. Elle n’a donc pas attendu pour me prescrire Androcur que je ne connaissais pas ainsi qu’à ma sœur (dont la première consultation avait le lieu le même jour) qui pourtant présente des symptômes beaucoup moins prononcés que moi.

    En gentilles petites patientes dociles, nous n’avons pas contesté sa prescription et il est vrai que le médicament s’est révélé efficace. Pourtant, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu’un traitement hormonal paraît disproportionné par rapport à quelques poils et deux boutons (je ne nie pas que des femmes souffrant réellement d’hyperandrogénie aient besoin de ce traitement).

    Et puis, cet été, j’ai arrêté ma contraception et Androcur pour faire un bébé. Bien sûr les symptômes sont revenus mais sans me gêner outre mesure. Il faut dire que depuis quelques années, j’ai adopté une hygiène de vie plus « écolo » qui, à mon avis, a d’avantage contribué à soigner mes problèmes de peau que le médicament, c’est-à-dire une alimentation végétarienne et une réduction drastique des produits cosmétiques dans la salle de bain (je m’en tiens au strict minimum en version bio). Et concernant les poils, j’ai appris à changer petit à petit de regard sur mon corps, à mettre à distance ces images de corps imberbes que l’on rencontre à longueur de journée et à prendre conscience qu’un duvet au-dessus de la lèvre ou deux poils qui dépassent du maillot, ce n’était pas la fin du monde.

    Tout ça pour dire que je suis d’accord avec toi pour affirmer qu’il ne faut pas penser à court terme lorsqu’il s’agit de prendre un traitement hormonal et envisager des solutions alternatives. Par ailleurs, je tiens à te remercier une nouvelle fois car ton article m’a convaincu que j’avais mon mot à dire concernant ma santé et je ne manquerai pas de m’en rappeler lorsqu’il me faudra reprendre une contraception après la naissance de mon enfant.

    Enfin, ton article m’amène à une réflexion plus générale sur la facilité avec laquelle certains spécialistes nous incitent à nous engager dans des actes médicaux lourds de conséquences. Dernier exemple en date : mon dentiste qui m’incite à songer à une opération de la mâchoire dans un but purement esthétique… Je pense que ces professionnels auraient eux-mêmes besoin d’être soignés contre le conformisme ambiant qui les poussent à confondre un petit « défaut » et une vraie pathologie.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 15 h 06 min

      Je trouve ça complètement hallucinant que sans demande de votre part on vous « impose » Androcur (les guillemets sont sans doute de trop car comme tu le dis si bien, souvent on écoute religieusement les médecins) ! Sans parler de ton dentiste… Et je trouve ça également dommageable que les professionnels de santé (enfin pas tous, ne faisons pas de généralités) ne mettent pas assez en avant le pouvoir de la nourriture sur notre corps… Pourtant, c’est bien Hippocrate qui disait : « Que ta nourriture soit ta médecine et ta médecine, ta nourriture. « 

  • Reply Laura 4 avril 2016 at 13 h 42 min

    Super article, vraiment ! J’ai arrêté la pilule il y a quelques mois maintenant et je reconnais tous les symptômes pas sympas que tu décris. Mais je reste persuadée que c’est mieux de vivre au naturel qu’avec toutes ces cochonneries chimiques. Ton article va dans ce sens et me donne bon espoir pour plus tard. Je garde aussi en tête les quelques conseils que tu donnes (j’avais déjà entendu parler des cures de gattilier mais cette fois je vais vraiment y penser) ;) Merci !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 15 h 10 min

      Oui, il faut laisser du temps à son corps pour se remettre et trouver son rythme :) Surtout quand on a commencé la pilule au tout début de sa vie de femme, quand finalement notre organisme n’avait pas encore un véritable équilibre…

  • Reply La vie qui me ressemble 4 avril 2016 at 14 h 22 min

    Merci pour cet article, très intéressant. Je me suis trouvée dans la même situation que toi à savoir, ordonnance en poche pour Androcur, délivrée par ma gynéco qui n’y voyait pas de grand risque (pour m’aider à me débarrasser de mon acné, en plus de ma pilule) et comme toi j’ai choisi de ne pas succomber à ce traitement, qui me paraissait trop court-termiste, je voyais d’ici « avec la chance que j’ai » me taper les effets secondaires mentionnés et l’effet rebond, le jour où je devrais l’arrêter. Depuis, je suis toujours sous pilule (Jasminelle) après avoir tenté Minidril qui m’a re-déclenché de l’acné. Ce n’est pas aussi bien que de laisser son corps « libre » de toute pilule mais je suis déjà fière de ne pas avoir cédé à Androcur et ses promesses magiques ! :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 15 h 16 min

      Haha, ça me fait rire car je me suis dit la même chose : « avec ma veine, quand j’arrêterai Androcur, un jour, je vais me retrouver à la case départ mais à 40 piges ». M’étant débarrassée de l’acné avec Procuta et le laser était une solution parfaite pour les poils pour moi, j’ai eu très peur que prendre Androcur bousille le travail in fine…
      En tout cas, je ne suis pas contre la pilule tant qu’on la prend en toute conscience des bienfaits et des méfaits :)

  • Reply mathilde 4 avril 2016 at 15 h 00 min

    Merci Laetitia pour cet article pertinent et parfaitement écrit concernant un sujet peu abordé. J’ai moi même dû arrêter la pilule il y a 3 ans suite à une phlébite de la jambe. J’ai effectivement dû faire face à quelques petits symptômes comme le syndrome prémenstruel, et l’apparition d’une certaine pilosité alors que j’avais fait l’épilation au laser… Finalement, au bout de 6 mois/1 ans les choses sont revenues à la normale notamment grâce à des astuces naturelles (capsules d’huile d’onagre et de bourrache pour pacifier mes cycles par exemple). Aujourd’hui je fais 1 séance de laser par an, et je laisse faire la nature pour le reste…

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 15 h 18 min

      Ah oui ça, sans pilule, on regoûte aux joies du syndrôme prémenstruel : un vrai plaisir hein :D C’est chouette n’empêche de voir qu’on s’en sort sans/après la pilule de bien des façons. Ça va donner de l’espoir à beaucoup de femmes :)

  • Reply Flou 4 avril 2016 at 15 h 06 min

    Coucou ! Cela fait plaisir de lire ce genre d’articles, c’est rare et ça permet de se rendre compte qu’on n’est pas seule …
    Il y a presque deux ans maintenant, après plus de 6 mois sans hormones de synthèse ( l’implant ne me réussissait pas), j’ai fais pas mal d’examens prescrits par mon endocrinologue pour tenter de comprendre l’origine de mes cycles longs, de ma chute de cheveux plus qu’inquiétante et de mon acné… résultat : syndrome des ovaires polykystiques (SOPK pour les intimes ! C’est un peu comme toi un excès d’hormones masculines qui déséquilibre le tout). Bien que ça ne m’inspirait pas plus que ça, je me suis vu prescrire la pilule à nouveau pour tenter de tout réguler et limiter les effets du syndrome ( jasminelle, a part une légère baisse de la libido, aucun autre effets secondaires, ouf !) l’acné s’est calmée, les règles se sont régulées, mais pour les cheveux… l’endocrino m’a alors proposé de tenter androcur, ce qui ne m’enchantait pas plus que ça ( Je trouvais déjà assez lourd de devoir prendre la pilule) Mes règles ont disparu, ma chute n’a pas diminué mais surtout… j’ai fais une belle réaction allergique avec démangeaisons sur tout le corps ( surtout les zones avec poils) en prime ! Ca m’a confirmé que mon corps ne supporterait pas autant d’hormones j’ai donc vite arrêté cette horreur ! C’est la dermato qui a trouvé la solution, pas définitive mais efficace, en me prescrivant un spray anti chute ( prescrit normalement pour les hommes atteints de calvitie ) qui fait effet tant qu’il est appliqué…
    Moi qui au départ voulait fuir tous ces traitements hormonaux… merci pour donc pour ton article qui me donne l’espoir de pouvoir peut être réguler le dérèglement autrement que par la pilule ! Je ne connaissais pas ces plantes, et ça me donne envie de regarder de plus près :D

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 15 h 21 min

      Oui, c’est pour ça que j’ai trouvé important d’en parler même si écrire publiquement : salut, j’ai trop de poils c’est un peu délicat haha :D Quelle plaie ces OPK ! N’hésite pas à tester le gattilier et le palmier nain, c’est vraiment un bon duo pour aider nos hormones à se rééquilibrer :)

      • Reply Flou 4 avril 2016 at 22 h 58 min

        Ahaha ! On est des filles au naturel ou on l’est pas, pas de sujet tabou :p Surtout si ça peut aider d’autres dans notre cas :)
        C’est rare de trouver des sujets comme ceux la sur internet ( du moins pour des filles de notre âge) encore moins sur la blogo, donc tant mieux si tu fais partie de celles qui osent :D

  • Reply Jessica 4 avril 2016 at 16 h 35 min

    Coucou, je trouve ton article très intéressant. J’ai pris Androcur pendant 2 ans suite à très gros dérèglement hormonal (Acné, pilosité importante, prise de poids anormal, déprime). J’avais pris énormément de poids à en arriver à un début d’obésité. J’ai vu un tas de médecin la seule chose qu’on trouvait à me dire c’est « faites un régime ». A cette période je me suis beaucoup renfermé sur moi même, je ne pouvais plus me supporter. J’ai pris la décision d’aller voir un endocrinologue qui m’a écouté et m’a proposé de prendre Androcur. Dans ma situation je n’ai pas hésité bien longtemps car honnêtement je ne savais plus quoi faire. Grâce à ça j’ai perdu 40 kilos, je n’ai plus du tout d’acné et mon dérèglement hormonal est stabilisé. En revanche je suis d’accord avec toi c’est un traitement à prendre seulement en cas de sérieux soucis de santé. Je trouve ça fou qu’il soit prescrit aussi facilement. C’est un traitement très lourd, personnellement j’ai eu des effets secondaires assez important. Chez moi cela n’a eu aucun effet sur la pilosité et depuis l’arrêt du traitement (2 ans environ) je perds mes cheveux. Pour conclure même si chez moi le traitement à bien fonctionné, je l’ai pris parce que je n’avais pas d’alternative si j’avais pu m’en passer je l’aurais fait bien volontiers !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 45 min

      Ah oui non bien-sûr, je ne nie pas les effets positifs d’un tel médicament, absolument pas et je trouve ça très bien d’avoir des retours d’expérience qui soient positifs dans le cas où l’on a un vrai soucis :)

  • Reply camille 4 avril 2016 at 16 h 51 min

    Oh bah je pensais retenter androcur, qui coûte quand même moins cher que du laser… mais si c’est pour tout récupérer après… le jeu n’en vaut pas la chandelle. Merci pour l’article de la dermato, j’ai fouillé le net sur le sujet sans jamais tombé dessus !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 46 min

      Oui c’est moins cher mais c’est plus lourd pour le corps et puis… c’est temporaire :) Personnellement, je ne me voyais pas prendre ce médicament toute ma vie ou pendant des années pour des poils alors qu’il existe des techniques qui ne nuisent pas au système hormonal :)

  • Reply Margaux 4 avril 2016 at 19 h 04 min

    Bonsoir Laetitia,

    Je viens de lire de ton article qui tombe particulièrement bien pour moi.

    J’ai pris la pilule pendant presque 6 ans à la suite de règles très irrégulières et des problèmes de genou ( bon, j’ai pas compris à l’époque ce que cela aurait pu changer et ça n’a jamais rien changé de ce côté ). J’avais 17 ans.

    J’ai pris durant cette période Varnoline continue qui m’a bien convenu.. jusqu’à ce qu’elle ne devienne plus remboursable et payer presque 30€ tous les 3 mois, ça devenait assez lourd.

    Suite à un rendez-vous chez ma gyneco, elle me prescrit une pilule générique, gratuite. C’est là que les problèmes arrivent : des migraines tous les jours, chute des cheveux, cuir chevelu irrité comme jamais, des humeurs changeantes, .. Je décide donc de prendre un nouveau rendez-vous pour changer de moyens de contraceptions. J’ai fait pas mal de recherches sur internet, j’opte donc pour un stérilet.

    Dans 14 jours, je me le fais poser. Pas d’appréhensions particulières si ce n’est les douleurs, je sais que cela dépend des personnes donc on verra.

    Je n’ai jamais eu d’acné, je suppose que c’est la prise de la pilule assez jeune qui m’aurait évité cela.
    J’espère que mon corps une fois sevrée de toutes hormones de synthèse ne m’en fera pas voir de toutes les couleurs ^^

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 17 h 00 min

      Tu as fais le bon choix Margaux :)

  • Reply Laëtitia 4 avril 2016 at 23 h 21 min

    Bonsoir chère homonyme,
    J’ai découvert ce blog hier en recherchant des témoignages sur … l’épilation à la lumière pulsée! Vous l’aurez compris : j’ai un problème de poils.
    A 16 ans mon hyperpilosité et mes regles très rares ont conduit à des examens révélant des ovaires polykystiques. Des kystes sur les ovaires, comme des baies blanches sur des boules de gui, le bisou en moins, le risque d’infertilité et d’obésité en plus. On m’a donc prescrit androcur et une pilule. J’ai retrouvé une pilosité normale (quoique méditerranéenne) et surtout mes ovaires ont guéri en 2-3ans, j’ai donc arrêté androcur sans séquelle et j’ai pu constater quelques années plus tard que je n’étais pas devenue stérile… J’ai ensuite changé ma pilule contre un anneau vaginal dont on parle très peu mais qui est magique! C’est le contraceptif de synthèse le plus faiblement dosé, j’ai donc pu dire adieu à la rétention d’eau, aux coups de chaud et aux oublis de pilule. Quant à mes poils, après 5ans à la cire sans voir une lame ils se tiennent à carreau !
    Ce témoignage pour montrer que même si je vais dans ton sens pour ce qui est de faire attention à la médication « confort » et de se renseigner sur les médecines douces, rien n’est tout blanc ou tout noir et pour moi androcur m’a permis d’avoir le droit de choisir d’enfanter, ce qui est un effet secondaire sympa si on le désire :)
    Bonne soirée et merci pour ces articles de qualité.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 17 h 02 min

      Bien-sûr, je suis d’accord ! En revanche, je suis étonnée que tu dises avoir été guérie de ton OPK dans le sens où tous les médecins que j’ai vus et tout ce que j’ai lu à ce sujet convergeaient en disant qu’on n’en guérissait jamais. Ils se mettent en sommeil pendant le traitement mais reviennent une fois qu’on l’arrête :)

      • Reply Virginie 19 juin 2016 at 18 h 53 min

        Ps: mon endocrinologue m’a bien expliqué que ce que l’on espère avec ANDROCUR (qui ne doit pas être pris plus de 18 mois généralement) que les ovaires repartent normalement. Dans le cas de Laeticia c’est ce qu’il s’est passé et c’est donc un message plein d’espoir.

    • Reply Virginie 19 juin 2016 at 18 h 51 min

      Premier commentaire que je laisse de ma vie sur un blog mais…. MERCI!
      Suite à l’arrêt de ma pilule, j’ai eu le bonheur de découvrir l’acné. Après un an de bataille et une peau bien abîmée, j’ai fait des examens où l’on m’a découvert un SOPK du côté droit. Après plusieurs rendez-vous, j’ai décidé de me lancer dans Androcur alors que j’étais devenue adepte du 100% naturel. Je ne trouve que d’horribles témoignages sur ANDROCUR qui me font bien angoisser alors…. MERCI de ce témoignage qui me redonne le sourire en cette fin de semaine (je prendrai presque mon cachet avec plaisir ce soir… j’exagère :)

      Merci beaucoup

  • Reply Crystila 5 avril 2016 at 0 h 55 min

    Ah, ce médicament c’est l’enfer. J’en ai pris plusieurs fois dans ma vie sans que l’on m’explique vraiment les conséquences sur mon corps. Il parait qu’il peut rendre stérile aussi, donc je trouve ça honteux que les médecins le prescrivent aux toutes jeunes filles n’ayant pas la maturité d’esprit de penser aux conséquences sur leurs vies d’adulte. Personnellement, il m’a fait prendre beaucoup de poids (plus de 20 kg, je faisais de la rétention d’eau) et après l’arrêt, la joie de faire une hémorragie en retrouvant mon cycle…

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 avril 2016 at 13 h 09 min

      Pour la stérilité, je ne sais pas… Je prends avec beaucoup de pincettes ce genre d’infos mais en tout cas, c’est sûr que ce n’est pas un traitement anodin et qu’il ne convient pas à tout le monde (alors qu’on le prescrit facilement…) :/

  • Reply Esthelle 5 avril 2016 at 7 h 10 min

    Bonjour.
    Je crois que tu as pris la meilleure décision. Je ne suis pas médecin mais je pense que tu as choisi en sachant pourquoi tu ne le prendrais pas, en paix avec tes choix.
    Et c’est bien le plus important!
    Bonne journée.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 avril 2016 at 13 h 08 min

      Effectivement ! :)

  • Reply Alice 5 avril 2016 at 11 h 50 min

    Bonjour, j’ai moi aussi quelques problèmes d’hyperandrogénie qui me dépriment énormément et je serais très intéressée si tu pouvais écrire un article sur les autres méthodes plus naturelles pour réguler nos hormones (comme les effets du palmier nain et du gattilier et comment tu les utilises par exemple), ou alors si tu pouvais me les expliquer en commentaire ?
    Merci d’avance, et merci pour cet article qui me rassure un peu :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 avril 2016 at 13 h 07 min

      Bonjour Alice, tu trouveras plein d’infos sur les effets du palmier nain et du gattilier (ou Vitex agnus-castus) sur internet. Après, il suffit d’aller en officine ou de commander ses gélules/sa teinture mère en ligne. Bien veiller à ce que ce soit certifié bio car sinon c’est contre-productif. Les effets se font attendre (entre 3 et 6 mois) et ne sont évidemment pas aussi puissants qu’avec Androcur ou tout autre traitement hormonal, il faut donc être patiente :) N’hésite pas non plus à te faire conseiller par un naturopathe, ça peut vraiment aider !

  • Reply Marie 5 avril 2016 at 14 h 11 min

    Merci d’avoir écrit sur un sujet parfois si sensible!
    Personnellement, après avoir pris pendant 9 ans, Diane, mon gynéco m’a mise sous Androcur pour problèmes d’acné. Mais bien sûr sans m’avertir des effets secondaires ( plus de libido, sécheresse intense, fatigue, déprime). Il y a peu il m’a simplement dit bon vous savez avec Androcur on peut avoir des tumeurs au foie et au cerveau! mon dieu! il m’a donc fait arrêter Androcur et depuis…. l’acné revient!
    en fait ni diane ni androcur ne résolvent l’acné, ils la camouflent mais à l’arrêt du traitement l’acné revient.
    Je trouve ça dommage de n’avoir pas été plus renseignée au départ sur cette molécule car je pense que je ne l’aurai pas prise.
    Si mon acné recommence il ne restera que roaccutane.
    As tu eu des effets secondaires Laetitia?

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 avril 2016 at 16 h 02 min

      Bonjour Marie, oui en effet Androcur comme Diane – comme tous les traitements hormonaux en fait – fonctionnent le temps de la prise. Je ne trouve pas que ce soit une solution sur le long terme et c’est bien le problème… Pour Procuta, j’en ai parlé en long, en large et en travers dans les différents articles que je cite. J’ai très bien supporté le traitement :) Après, il n’y a pas que cette alternative… Tu peux d’abord essayer d’emprunter des voies plus douces et naturelles, puis voir comment ton corps réagit.

  • Reply Bouchra 5 avril 2016 at 20 h 35 min

    Bonjour à toutes !

    Je suis ton blog depuis peu Laeticia mais ca a été une découverte très sympa, j’aime beaucoup lire tes articles. Je naï pas lu tous les commentaires des filles mais je comprends a 100 % ta décision, que j’ai moi-même adopté il y a un certain temps.

    On m’avait prescrit l’androcure accompagné d’abord de la pilule puis du gel œstrogène pour l’alopécie que j’ai, et pendant presque deux ans je l’ai pris et ai effectivement ressenti une différence au niveau de mes cheveux et de ma peau, malgré les coups de changement d’humeur très fort en début de traitement. Je l’ai arrêté parce qu’il m’arrivait d’oublier une a trois fois par mois de prendre le médicament et cela chamboulait de manière incroyable mes règles. C’est peut être la fatigue mais le dernier mois ou j’ai pris l’androcure j’avais eu mes règles trois fois et je me disais que c’était tout sauf normal et sain. Apres, avec tous les boutons qui sont apparus, j’ai repris le traitement mais au bout d’un mois j’ai laissé tomber l’idée et j’ai changé de médecin.
    Aujourd’hui jai une acné développée, je suis un traitement à base de doxycycline, les effets sont notables mais pas parfaits, ca m’inquiète mais pas autant que quand je prenais le traitement d’androcure.
    J’espère que mon message servira à celle qui sont dans la même situation que moi, comme ton message m’a servi et que ca les réconfortera dans leur choix malgré les inconvenants qui vont avec.

    Donc merci !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 48 min

      Merci pour ton commentaire :)

  • Reply Elodie 5 avril 2016 at 22 h 46 min

    Un petit message pour rebondir sur ton article. J’ai, pour mon cas, fait le choix de vivre sans pillule. Comme toi, j’ai commencé à la prendre assez jeune. J’ai été réglée très jeune et à 11 ans déjà, j’étais recouverte d’acné. Après plusieurs dermatos vus, plusieurs traitements dont des antibios et un qui m’a limite brûlé le visage (mauvais diagnostique), une dermatologue en qui j’avais confiance m’a proposé le produit dit « miracle » : roacutane ( à l’époque). Mais, il était imposé de prendre la pilule ( même si jeune) et un suivi sanguin ( ce qui n’est pas plus mal). Bref, me voilà donc obligée de prendre une pilule alors que je ne m’intéresse même pas encore à ma sexualité. Situation étrange. Le traitement à très bien marché et au bout d’un an tout était rentré dans l’ordre. Sauf que  » machinalement » sans me poser de question, j’ai continué à prendre la pilule. Je suis assez curieuse donc, vers 16 ans, j’ai commencé à regarder le mécanisme de la pilule. Je n’avais pas les compétences pour comprendre la technicité du produit mais quelque chose m’a énormément marquée… En gros, avec ma pilule, j’avais des règles FACTICES. J’ai commencé à cogiter et me dire que cela ne devait pas forcément être très bon d’imposer cela à son corps. Plus de recherches, plus de questionnement… Et, avant les 18 ans, j’ai dit STOP. Mais, contrairement à toi, je ne me suis même pas posé la question des effets négatifs que l’arrêt aurait sur moi. Pour moi, la seule chose qui importait c’était de reprendre un cycle naturel. Cela fait quelques années maintenant que je fonctionne sans. Mais, grâce à ton article, je pense maintenant savoir pourquoi, je m’épile un peu plus souvent que ma sœur ou d’autres ;) ! Bref, j’apprécie que tu parles librement de ce type de sujets, considérés à tort comme tabous. Pour terminer, je pense qu’il est important que chacun fasse des choix en connaissance de cause. Et, ton article y participe ! Merci, Elodie

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 56 min

      Je me souviens être aussi tombée des nues (mais moi c’était à l’arrêt de ma pilule, j’avais 24 ans quand même :x) quand j’ai appris que sous pilule, c’était de fausses règles déclenchées par l’arrêt entre deux plaquettes. Ça paraît logique mais quand on ne le sait pas… Preuve que l’on est vraiment pas assez informé :/

  • Reply Erika 5 avril 2016 at 23 h 23 min

    Salut Laetitia (et salut à toutes)
    Je suis contente qu’on parle de ce sujet, j’ai l’impression que c’est encore tabou. C’est assez compliqué de parler de déréglements hormonaux (notamment en ce qui concerne la pilosité).
    Il y a deux ans, je n’avais aucun problème hormonal, puis je suis tombée malade, et on a du m’injecter des corticoides pendant deux semaines. Résultat : régles irrégulières, apparition de poils dans des zones où on est pas censées avoir de poils, acné sur le corps, bref la galère. Quelques mois plus tard j’ai décidé d’aller voir une endocrinologue et effectivement j’avais un taux de DHEA élevé, elle a fini par me prescrire androcur et diane 35 pendant 3 mois. Je n’étais pas du tout au courant des polémiques et j’ai accepté, sans trop poser de questions. Ca a très bien marché pour l’acné, pour les poils les résultats étaient moins spectaculaires mais j’ai l’impression qu’ils poussaient beaucoup moins vite mais à la fin des 3 mois j’ai décidé d’arrêter. Je suis dans une démarche qui tend vers le naturel et du coup ça me gênait d’ingérer ce genre de choses. Sauf que mes poils sont revenus progressivement. J’ai changé d’endocrinologue, et mais la réponse est toujours la même mais cette fois-ci Androcur et Provames. Je n e sais pas du tout si je dois commencer ce traitement (sachant que mon bilan hépatique est pas forcément bon..). Est-ce que la palmier nain et la baie de gattilier fonctionnent ?
    Je déteste l’idée de devoir m’intoxiquer (parce que ce traitement n’est pas anodin), mais en même temps le problème persiste et me fait perdre toute confiance en moi..Est-ce que tu as eu des résultats concluants ou est-ce que d’autres personnes avec le même problème ont trouvé une solution convenable?

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 6 avril 2016 at 0 h 04 min

      Ça me rend dingue quand je lis que l’on combine Diane et Androcur, la dose de cyprotérone est tellement énorme ! BREF. N’espère pas du palmier nain et du gattilier des résultats similaires à Androcur, ça tempère légèrement et les premiers résultats se font attendre (pas avant six mois pour ma part…). La meilleure solution naturelle reste l’épilation au laser. C’est un budget, je le sais bien, mais je n’ai rien trouvé d’aussi efficace sans pourrir ma santé :/

  • Reply vanessa z 6 avril 2016 at 10 h 02 min

    salut Laetitia, que c’est top de te relire !
    Je suis toujours en plein dans ce dilemne, j’ai fait une énorme crise d’acnée il y a 2ans calmée par la prise de ma pillule. Plus ça va plus je suis horripilée par l’idée de prendre ce cachet tous les soirs ! les effets secondaires de plus en plus présents, maux de tête cellulite, jambes lourdes, rétention d’eau. Bref je ne la supporte plus mais j’ai très peur d’arrêter à cause de cet effet rebond. La gynéco m’avait parlé d’androcur mais j’avais refusé le but étant de ne plus être accroché à un cachet ! maintenant ton article me conforte dans mon refus. Toutefois je suis toujours avec ma pillule pleine de doute parce que peur de l’acné, peur des rêgles trop abondantes avec un stérilet en cuivre, peur de la pilosité excessive sachant qu’elle est déjà développé à cause de mes origines espagnoles ! je continue de cogiter mais tes articles me donnent envie de sauter le pas !

  • Reply Emily 6 avril 2016 at 11 h 13 min

    Jamais eu de problème ‘acné pour ma part, mais la pilule et moi, c’est toute une histoire… J’en ai testé des tas, aucune ne m’a jamais convenu, c’était le festival des effets dits « secondaires » – quel terme mal choisi ! – : peau granuleuse, boutons, douleurs de règles atroces (« mais ce n’est pas possible mademoiselle, cette pilule est censée amoindrir vos douleurs » ; ben oui, je suis pliée en deux mais c’est dans ma tête…), plus aucune libido (le comble, quand la pilule est censée être là pour qu’on puisse avoir une vie sexuelle épanouie… Et dire que nous les femmes nous sommes conditionnées pour accepter ça…), déprime, prise de poids… Bref, un jour je l’ai arrêtée, et mes cycles se sont stabilisés peu à peu. J’ai juré de ne JAMAIS la reprendre, jusqu’à ce jour où, en relation longue, je suis allée demander un stérilet à ma gynéco. Et là, le sketch, ma consultation a tourné au bras de fer, ma gynéco de la vieille école n’a pas voulu me prescrire un stérilet car j’étais nullipare, et je suis sortie tiens toi bien avec une ordonnance pour… une pilule ! Ma gynéco a eu cette réflexion : il y a plus de 100 pilules sur la marché, il y en a bien une pour vous. Quand donc les médecins comprendront-ils qu’on n’est pas des cobayes et qu’on n’a pas envie de passer des années à tester un médoc après l’autre ??? Bref, je suis rentrée chez moi, la mort dans l’âme, et j’ai repris mon premier comprimé plein d’hormones. Puis un deuxième, puis un troisième… Au cinquième jour, alors que je sentais bien qu’il fallait que j’arrête ça car ça mle déprimait, c’est mon corps qui a craqué : j’ai fait une grosse crise d’angoisse avec spasmophilie, impression de mourir et tout le toutim. J’ai fini aux urgences et je n’a jamais repris de pilule. Mon corps fonctionne tout seul, selon SES cycles, et concernant la sexualité, c’est préservatif et point barre. Tout ce blabla pour dire que c’est tellement facile de nous prescrire sans se poser de questions des médicaments qui perturbent notre fonctionnement et sont parfois lourds de conséquence pour notre santé… On ne doit pas accepter ça sans réfléchir, et personne sinon nous-même n’est en mesure de décider ce qui est bon pour nous ou pas.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 40 min

      Je ne peux qu’être d’accord Emily ! Ma première gynécologue, celle donc qui m’a laissée 8 ans sous Minerva sans jamais me dire que ce n’était pas une vraie pilule, a également refusé de me poser un stérilet sous le prétexte que j’étais nullipare et que ça pouvait provoquer des infections. Et quand je lui ai dit : mais je ne veux plus prendre d’hormones. Elle m’a regardée en me disant : il existe des techniques sans hormones en fonction de son cycle […] WHAT ? Je suis partie avec la ferme intention de ne plus jamais revenir. J’ai trouvé une autre gynécologue et elle, elle n’a trouvé aucun inconvénient à me poser un DIU en cuivre. Comme quoi franchement, les médecins ont tous des avis très personnels sur la contraception…

  • Reply Marie 7 avril 2016 at 16 h 15 min

    Bonjour Laeticia,

    Je me demandais, tu as pris roaccutane en combinaison avec la pilule?
    Car il me semble que c’est une obligation. mais je crois que tu ne supporte plus la pilule car tu as eu des antécédents. Comment as tu fait?

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 avril 2016 at 16 h 36 min

      Non il faut avoir une contraception, pas nécessairement la pilule ;) J’avais un stérilet en cuivre.

  • Reply Maude 9 avril 2016 at 11 h 58 min

    Bonjour Laetitia,
    Merci pour cet article qui parle d’un sujet plutôt sensible… Je suis sous Androcur depuis plusieurs années maintenant, pour un problème d’hirsutisme. Mon cas n’est pas pathologique heureusement mais déjà bien avancé. J’ai été prise en charge après l’adolescence et plusieurs années de lutte sans succès contre ces satanés poils et toutes les répercussions psychologiques que cela entraîne : le lycée, cette merveilleuse période !
    On m’a orienté vers un endocrinologue qui a pris le temps de me faire les dosages hormonaux, de m’expliquer les tenants et aboutissants de la prise de ce traitement et qui me suit régulièrement. C’est donc en totale connaissance de cause que j’ai démarré le traitement et les résultats ont été stupéfiants ! En un an, je suis devenue quelqu’un de « normal » à mes yeux… (oui, c’est triste de dire cela). Et j’ai enfin pu souffler dans ma lutte acharnée contre les poils en ayant une routine mensuelle (et non bihebdomadaire comme avant). En parallèle, j’ai commencé des séances d’épilations laser (qui ne sont remboursées que pour le visage, le corps, il faut une autorisation spéciale de la sécu. Et ma sécurité sociale étudiante de l’époque m’a rit au nez (littéralement) lorsque j’ai fait la demande).
    Deux ans après le démarrage du traitement, nous avons décidé de l’arrêter pour voir comment mon corps réagirai. Après quelques cycles chaotiques (je n’avais plus mes règles avec le traitement), la routine s’est mise en place et la seule chose que j’ai eu à déplorer c’est que petit à petit tout est redevenu comme avant : les poils ont commencé à repousser à toute vitesse et dans tout les sens (et adieu à tous les bénéfices de l’épilation laser). Par contre, niveau peau, cheveux, rien à signaler, je n’ai jamais eu de soucis avec cela avant.
    Après deux ans sans Androcur, j’ai décidé de le reprendre, je n’arrivais plus à tout gérer, cette pilosité était une véritable charge pour moi. Nous avons donc repris le traitement et le suivi et au bout d’un an, nous avons réduit les dosages par deux. Aujourd’hui, je me sens bien. Je ne suis plus dans cette spirale où je m’observe tous les matins pour voir si quelque chose cloche, je vais à la piscine alors que je suis bien loin d’être lisse et je m’en fiche. J’arrive enfin à accepter mon corps, même si celui-ci est régulé par un demi comprimé avalé chaque soir. J’en ai besoin et je sais que je suis suivie par quelqu’un qui me connait depuis 7 ans et qui répond à mes questions. La relation de confiance que l’on a avec son médecin est finalement la base d’un traitement réussi !
    En tout cas, merci d’aborder ce sujet :)

  • Reply Aurelia 27 avril 2016 at 9 h 35 min

    Super intéressant! je ne savais pas du tout ce qu’était ce médoc. Et comme toi, j’ai maintenant tendance à vouloir jsute laisser mon corps faire son travail, à son rythme. Notamment pour les médocs agressifs type antibios.

    Et tu sais que pour l’arrêt de la pilule, j’ai eu les mêmes effets acnéïques que tu décris, et puis… ça a fini par passer, sans aucun traitement. Après environ 1 an, 1.5 an d’arrêt environ, ma peau est comme neuve, sûrement le temps de se « réadapter ».
    Bises

  • Reply Marie 28 avril 2016 at 10 h 07 min

    Je sais pas si cela intéressera certaines d’entres vous mais ayant pris androcur pendant 3 ans et après avoir voulu l’arrêté: retour de l’acné en force. Mon gynécologue m’a expliqué que l’acétate de cyprotérone ( dans androcur et diane) rend addict le corps et donc lors de l’arrêt: c la révolution pour le corps.
    Du coup pour ma part, je n’ai pas tenu le coup après 2 mois d’arrêt d’androcur, je reprends la pilule mais avec une autre molécule.
    Quelle calamité cette acné!

  • Reply Coralie 22 mai 2016 at 15 h 20 min

    Un petit mot, juste pour te remercier ! Car très peu de monde parle de ces problèmes (arrêt pilule, roacutane androcur) et savoir qu’on n’est pas seule rassure énormément.

    Encore Merci !

  • Reply Aurore 15 novembre 2016 at 17 h 15 min

    Bonjour Laëtitia, je viens tout juste de découvrir ton joli blog et je suis sous le charme de ton univers. Il se trouve que j’ai arrêté la pilule il y a 5 mois et que j’ai une énorme poussé d’acnés sur la totalité du visage. J’ai même des microskystes dans les cheveux. Je ne suis pas bien du tout moralement depuis 1 mois. J’ai 28 ans et j’ai arrêté la pillule dans le but d’avoir un bébé avec l’homme que j’aime. Je ne peux donc pas envisager de traitement réelle. Si tu as quelques produits naturels qui pourraient apaiser et améliorer l’état de mon visage tu me serais d’une grande aide vraiment. Merci infiniment pour ton aide. Très belle fin de journée à toi.

  • Reply Maurane 8 janvier 2017 at 3 h 10 min

    Bonsoir! Depuis plusieurs années, je souffre d’anomalies des surrénales, ce qui me provoque une alopécie androgénétique et des poils là où il ne devrait pas en avoir. Niveau contraception, j’ai pris pendant longtemps diane35, et c’est à l’arrêt de cette « pilule » (je voulais diriger ma vie vers + de naturel) que les soucis ont commencé (j’ai vu du coup un endocrino qui m’a dit que mes surrénales étaient nazes, etc).
    Bref, saut dans le temps, je rencontre mamoureux et me fait poser un stérilet en cuivre. Alors, niveau tranquilité d’esprit, j’adore. Mais, parce que il y a un mais, le stérilet m’a aussi permis de faire connaissance avec le fameux syndrome pré-menstruel! J’en arrive donc au noeud de l’affaire: pour calmer un peu tout ça, je prends du Gattilier bio cultivé et transformé en Provence. J’en suis très satisfaite. Mais à côté de ça, il y a l’autre problème, celui des poils trop présents et des cheveux qui se font trop rares. Grâce à ton article, qui a sonné comme une révélation, vraiment, je veux combiner ma prise de gattilier avec du palmier nain.
    Et là, après ce long monologue de confidences « quifaitdubien parcequejenparlejamais », je pose la question: où te fourni-tu pour ton palmier nain? Parce que j’ai vraiment peur de prendre n’importe quoi, et le labo où j’achete le gattilier ne produit pas de palmier nain. Je te remercie d’avance, d’une part si tu as réussi à me lire jusqu’au bout sans trop soupirer ;) et d’autre part pour ta réponse concernant le palmier nain. Et sinon, super ton blog, et ce que j’aime trop ce sont les petites vidéos de tes voyages, c’est vraiment super :). Bises et bonne continuation!

  • Reply juliette 7 avril 2017 at 11 h 04 min

    Bonjour,
    Je suis un peu étonnée de voir qu’on t’a proposé androcur sachant que tu avais des antécédents thrombotiques… Ce n’est pas justement une des contre-indications ? Cela m’intéresse car je suis un peu dans le même cas que toi…

  • Reply Aloysia 8 septembre 2017 at 10 h 35 min

    Bonjour Laetitia
    Et juste… juste MERCI pour ton article. Après 10 ans sous Diane 35, j’ai arrêté cette dernière depuis plus de deux ans. Une décision qui aujourd’hui m’a permit de découvrir que je souffrais d’ovaires polykystiques. Résultats : pas tellement d’acné mais des poils sur le visage, sur le cou, de quoi m’arracher tout ce que je considérais comme MA féminité.

    Après autant d’examens que de rdv médicaux (dermato, gynéco, endocrinologue) voilà le bilan : « Il faut savoir ce que vous voulez mademoiselle : garder vos poils disgracieux ou prendre diane/androcur ». Étant âgée de 26 ans avec envie de bébés, ayant également conscience que cela sera difficile, j’ai refusé et me suis faite littéralement méprisée par mon médecin.

    Déprimée, j’ai bien failli accepter sa solution miracle si bien présentée mais NON BORDEL ! NON ET NON ! Ton article vient de me rendre la force que ce praticien venait de m’arracher et de me conforté dans l’idée que j’avais le droit de refuser ces traitements guignolesques. Sincèrement, tu as été une véritable bouffée d’air frais en ce matin pluvieux. Mille fois merci pour ton témoignage ❤

  • Reply Angélique 2 octobre 2017 at 19 h 36 min

    Bonjour,
    Je prends androcur et j’aimerais passer aux gélules de palmier nain. Savez vous l’équivalent entre les cp d’androcur et les gélules de palmier nain?

  • Reply Camille 3 août 2018 at 19 h 29 min

    Bonjour,
    Je débarque 2 ans après la publication de ton article mais je me dis que si certaines personnes font quelques recherches comme moi, elles tomberont dessus et liront peut-être mon commentaire.
    Je souffre du syndrôme OPK depuis mes 18 ans (j’en ai 25) mais j’en souffrais peut être avant étant donné que ma gynéco me l’a diagnostiqué à mes 18 pour mon premier RDV.
    Je lui ai donc demandé si cela représentait un risque pour moi. Elle m’a répondu, en toute légèreté, et sans trop m’expliquer ce que cela impliquait : « Non, ce n’est rien, il y a beaucoup de femmes qui ont ce syndrôme et qui vivent très bien avec ».
    C’etait mon premier RDV chez la gynéco, j’étais en bonne santé, j’ai évidemment dit amen à ses propos et continuer à prendre la pilule prescrite à mes 16 ans par mon médecin généraliste qui me convenait parfaitement.
    Malheureusement, au fil des années, j’ai commencé à avoir des règles irrégulières alors que, jusque là, j’avais toujours été réglée comme une horloge. A cela s’ajoutait une prise de poids que je justifiait par mes écarts alimentaires épisodiques. À cette époque, je ne me rendais pas compte que la prise de poids allait crescendo.
    Ma gynécologue, après que je lui ai fait part de mon inquiétude concernant mes règles irrégulières m’a prescrit une pilule minidosée continue qui arrêtait, du coup, totalement les règles. Son explication : « C’est du à votre syndrôme, ne vous inquiétez pas. Autant prendre une pilule minidosée, comme ça vous n’aurait plus les règles du tout. »
    Évidemment, la perspective de ne plus avoir les règles m’enchantait et si cela était sans conséquences sur ma santé, que demander de plus…
    Puis, j’ai commencé l’épilation laser définitive qui a très bien fonctionné… au début.
    Entre temps, en octobre 2016, j’ai décidé d’arrêter la pilule, je ne voulais plus d’hormones dans mon corps mais je ne m’étais pas encore rendue compte de ce que ces dernières pouvaient provoquer. Je me suis fait posée un stérilet au cuivre. Après plusieurs années sans règles, le stérilet a débloqué beaucoup de choses… Mais seulement pendant deux mois. Les mois suivants, mes règles n’aparaissaient toujours pas.
    Ma gynéco m’a mis sous Duphaston pour déclencher les règles artificiellement mais ce n’est pas ce que j’attendais, je voulais une vraie solution à cette absence de règles. De plus, l’épilation laser ne fonctionnait plus vraiment, mes poils rempoussaient et pire, je commençais à voir de longs poils dans le cou. Alors, certes, j’ai des racines italiennes qui n’arrangent pas le problème mais j’étais loin d’avoir des problèmes d’hirsutisme à mes 18 ans.
    Cela m’a donc mis la puce à l’oreille et j’ai décidé de laisser tomber ma gynécologue, qui se fichait royalement, au final, de mon état et je suis allée voir une endocrinologue et une diététicienne.
    L’endocrinologue m’a bien expliqué en quoi consistait les OPK, un problème hormonal lié à un taux d’hormones androgènes et masculines trop élevé (pour une fille). Elle m’a assuré que ce n’était pas grave mais que ce n’était pas pour autant qu’il fallait le prendre à la légère. En effet, les OPK provoquent une insulino-resistance, à l’image des diabétiques, le corps ne transforme pas le sucre en énergie mais le stocke en graisse.
    Cela peut donc provoquer cholestérol, diabète et à terme, des accidents cardio vasculaires.
    Ayant tendance à faire du cholestérol, j’ai vite compris à quoi cela était du. J’ai également compris d’où venait cette énorme prise de poids. Et avec les OPK, plus on prend du poids, plus les effets se font sentir et l’une des conséquences, c’est prendre du poids. Bonjour le cercle vicieux.
    L’endocrinologue m’a prescrit androcur et provames pour faire baisser les taux d’hormones masculines et androgènes.
    Mais ce qui m’a le plus aidé fût d’aller voir une diététicienne car la clé, pour une guérison des OPK (du moins pour une diminution radicale de ces effets), c’est de manger sainement, de rééquilibrer son alimentation et de se bouger.
    Ayant pris plus de 20 kg entre mes 18 et 25 ans sans vraiment m’en rendre compte, je me disais, malgré ma motivation, que le chemin allait être long.
    Et pourtant, le parcours n’a pas été si difficile que cela car au bout de un an, j’ai perdu ces 20kgs sans me priver, sans trop de frustration mais avec rigueur et équilibre sachant ce qui était bon pour moi et ce qui ne l’était pas.
    Résultat : les poils ont disparu, mes bilans sanguins et hormonaux sont bons.
    Malheureusement, le traitement Provames – Androcur est difficile à supporter moralement et j’en ai fait les frais (déprime, idées noires). J’ai donc décidé qu’il était temps de stopper le traitement avec l’accord de mon l’endocrinologue qui estimait que la perte de poids était suffisante pour vivre sans ces cachets.
    J’ai arrêté le traitement provames et androcur depuis presque un mois. Mes règles sont revenus 15 jours après, j’attends de voir la suite.
    Bilans sanguins et hormonaux sont à réaliser trois mois après l’arrêt ainsi que l’évaluation du cas clinique (poils, seins douloureux, règles irregulières)
    Si je dois donner un conseil à celles qui souffrent des OPK : mangez sainement, bougez, allez marcher, danser, courir, nager. Ce traitement-là est au-delà de tout cachets ou pilules qu’on puisse vous prescrire.

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