Voyages et escapades

Volontariat à Bali : première semaine

4 juillet 2016

Comme promis, après vous avoir confié mes réflexions autour de ma propre expérience de volontariat à Bali ; je vais vous conter ma première semaine sur l’île des dieux. Une semaine qui était consacrée à la découverte de la culture balinaise ainsi qu’à l’exploration d’Ubud et qui s’est terminée par une merveilleuse parenthèse à Gili Air. Prêts pour le récit de 4591 mots et les 48 photos – j’ai vraiment essayé d’écrémer mais sans succès ? ;) Installez-vous confortablement, tout va bien se passer.

Nous sommes le 5 octobre quand j’ouvre les yeux dans la maison des volontaires située sur les hauteurs d’Ubud, dans le quartier de Penestanan peu fréquenté des touristes mais fourmillant de volontaires venus des quatre coins du monde.

C’est dans la rue principale que les différentes maisons des volontaires sont réparties ; chaque ensemble de maisons possède son propre temple où sont déposées, pieds nus, plusieurs fois par jour des offrandes florales accompagnées d’encens qui donnent aux rues d’Ubud son empreinte olfactive.

Mon sommeil a été agité et j’ai eu chaud toute la nuit. Dans ma bêtise nocturne, j’ai préféré ne pas faire fonctionner le ventilateur de peur que les autres n’en aient pas : et si elles se disaient que j’étais une sale petite conne d’occidentale qui ne peut pas se passer d’air frais ? J’apprendrai plus tard qu’elles ont la clim dans leurs chambres.

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Il est 7h30 quand je descends prendre le petit-déjeuner. Tous nos repas sont livrés directement sur la table basse de la salle commune, dans de petites boîtes compartimentées rondes et roses. Parfois, c’était bon ; parfois c’était franchement infecte mais j’ai appris à ne pas faire la difficile, et j’ai même développé là-bas une passion certaine pour le tempeh, les mie goreng, la glace à la cardamome et les beignets à la banane.

Le programme de cette première journée ? Balade dans Ubud : son Palais et le Puri Saren Agung, son marché et sa fameuse Sacred Monkey Forest. On rejoint d’autres groupes de volontaires avant de se mettre en route en évitant sur le chemin d’écraser les offrandes toutes fraîches ; en tout cas moi j’y veille, je sais les balinais croyants et cérémonieux, je crains plus que tout de faire malgré moi une grossière erreur.

Sachez par exemple que l’on utilise le moins possible la main gauche étant considérée comme impure, montrer du doigt est très mal vu, toucher la tête des enfants est à éviter, mettre les mains sur les hanches est un signe d’hostilité, garder ses chaussures dans une maison incorrect ; et, ils y tiennent, les femmes ne doivent pas entrer dans les temples si elles ont leurs règles.

Le Palais d’Ubud et le Puri Saren Agung (puri en bahasa signifiant le palais qui abrite des familles nobles) se trouvent dans la même enceinte, à deux pas du marché. Aujourd’hui encore, la famille royale demeure au Palais. C’est le moment, pour nous autres volontaires, de se familiariser avec l’architecture balinaise directement liée à la religion pratiquée sur l’île, à savoir l’hindouisme. C’est d’ailleurs la seule contrée d’Indonésie à ne pas être musulmane.

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Lors de la construction des temples mais aussi des maisons, les balinais ont principalement à cœur de préserver l’équilibre entre le bien et le mal, entre les dieux et les mauvais esprits. L’harmonie de ces deux mondes mais également avec celui de nous autres pauvres hères est essentiel et pour la garantir, on se sert des mensurations du propriétaire pour construire un lieu idéal : le monde des dieux correspond à la tête, celui des humains au tronc et celui des démons aux jambes. L’architecture balinaise est passionnante et complexe, on pourrait en dire encore bien davantage mais je paraphraserais le Lonely Planet donc on va s’arrêter là ;)

L’exploration du marché d’Ubud fut brève. Globalement, ce ne sont pas des endroits où je suis à l’aise : la promiscuité, la foule, les racoleurs, etc. J’y étouffe vite et la preuve en est : je n’ai pris aucune photo.

Pour clore cette matinée, on descend la Jalan Monkey Forest pour aller voir les singes en semi-liberté du Sacred Monkey Forest Sanctuary.

C’était le moment que j’attendais avec le plus d’impatience. Le temps qui nous est accordé sur place est beaucoup trop court, je suis un peu le groupe au début mais j’ai vite envie de m’éloigner et prendre le temps de photographier les macaques sous toutes les coutures en m’émerveillant face à leurs expressions si… humaines.

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Pour être honnête, j’ai à la fois adoré et détesté. Les – autres – touristes m’ont beaucoup agacée en collant leur GoPro et leur selfie-sticks sous le nez des singes pour faire des photos débiles, en les nourrissant afin de les appâter alors que c’est strictement interdit, en étant particulièrement bruyants et en participant à tout le commerce fait autour de ces animaux qui ne demanderaient qu’une seule chose : la paix.

En effet, il est possible d’acheter des bananes auprès de l’équipe du sanctuaire dans le but qu’un singe vous monte sur l’épaule et que vos compagnons de voyage immortalisent la scène.

En soi, ce n’est pas si gênant. On pourrait se dire que l’on ne fait rien de mal mais la nourriture provoque des bagarres entre les macaques qui deviennent agressifs et trop désobéissants au goût des gardiens armés de lance-pierres qui n’hésitent pas à également frapper du pied. Ça m’a rendue très triste en assistant à deux scènes et ça m’a renvoyée directement à ma condition de touriste impuissante qui ne peut pas vraiment dire quoique ce soit.

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J’ai poursuivi mes pérégrinations en dépassant de quelques minutes l’heure de rendez-vous que l’on avait fixée pour repartir : le groupe n’était plus là et l’un des coordinateurs s’était mis à ma recherche avant de constater que j’étais bien au point de rencontre.

Je me suis donc mise en route avec un autre groupe et je les ai suivis bêtement alors qu’ils ne résidaient pas tout à fait au même endroit que nous. Sans repère, coordinateur semé, il m’a été impossible de retrouver mon chemin… Dieu que toutes les rues se ressemblent !

J’ai étonnamment gardé mon calme bien que la tentation de me mettre dans un coin et de pleurer mes parents était présente, haha. Evidemment, mal organisée, je n’avais sur moi le numéro de personne et un peu désespérée, en demandant de l’aide aux balinais que je croisais mais qui ne comprenaient pas ce que je voulais, j’ai fini par lancer la 3G… 40 € pour 2 minutes de connexion, la belle affaire.

N’ayant pas épuisé toutes mes ressources, j’ai repéré deux occidentales qui avaient l’air d’être des volontaires en espérant qu’elles puissent m’indiquer où était le bâtiment principal de Greenlion. Elles ne savaient pas mais m’ont menée jusqu’à leur maison où j’ai pu téléphoner à l’association qui a envoyé quelqu’un me chercher à deux roues. Je n’aurais jamais pu retrouver mon chemin toute seule mais le bon côté des choses, c’est que j’ai eu le droit à une vivifiante balade en scooter avec la conduite balinaise si… caractéristique.

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L’après-midi, on retrouve Dewa, notre principal coordinateur pour une rapide introduction aux us et coutumes de la culture balinaise. Tous nos cours se feront donc avec la quinzaine d’américains de 18 ans ; pendant tous ces moments en groupe, j’ai retrouvé un peu les sensations que j’avais au collège ou au lycée quand je ne trouvais pas ma place et que je me sentais en décalage avec la plupart des autres. Sauf qu’à 28 ans, je ne fais plus semblant. J’accepte enfin d’être une personne assez solitaire ; ce n’est ni bien, ni mal. C’est juste comme ça.

Il y a une formule anglaise qui dit : I’d rather be someone’s shot of whiskey than everyone’s cup of tea. C’est joli, non ?

En fin d’après-midi, peu avant que la nuit tombe vers 18h, je m’aventure dans Penestanan qui est couvert de rizières et jalonnés d’adorables petits restaurants, de maisons paisibles et de salles de yoga. Je repère le studio Intuitive Flow : existe-t-il un meilleur endroit qu’Ubud pour s’initier au Vinyasa – à part l’Inde ? J’y prendrai plusieurs cours mais ça, je vous en parlerai plus tard.

Partout des offrandes et des statuettes à l’effigie de Ganesh, les rumeurs de la vie qui se cache dans les rizières, les parfums de fleurs et d’encens, les sourires des balinais et la douce atmosphère d’une fin de journée paisible. Pour la première fois depuis plus de 48 heures, je me sens enfin sereine et heureuse d’être ici. 

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Le soir, on assiste à un spectacle de danse traditionnelle : le Kecak ou la danse du feu. On y voit – et entend surtout – des dizaines d’hommes en cercle chanter à l’unisson « chak, chak, chak » ; des onomatopées qui imiteraient les cris des singes – cliquez pour avoir un petit aperçu. Pourquoi des singes ? Parce que, dans l’histoire, ce sont eux qui viennent en aide au prince Rāma pour récupérer son épouse, Sītā, kidnappée par le démon Ravana.

C’est très impressionnant mais la fatigué liée au décalage horaire se fait sentir et j’ai du mal à garder les yeux ouverts… jusqu’à la fin où un petit feu de joie est allumé, un homme s’avance pieds nus : il marchera plusieurs fois, l’air de rien, sur les braises incandescentes. Badass le type.

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Je n’aurais aucun mal à m’endormir cette nuit-là, aidée d’une paire de boules Quies. C’est drôle car la première semaine, j’ai dormi avec des bouchons, supportant difficilement les cris des coqs du voisinage et les bruits de la forêt environnante ; et puis, peu à peu je me suis habituée. Ça ne m’empêchait plus de dormir, ça ne me réveillait plus non plus. J’ai pris un rythme balinais : à 22h les yeux se fermaient, à 6h ils s’ouvraient sans difficulté ! Un miracle pour la not a morning person que je suis.

Lors de cette deuxième journée, nous avons appris à réaliser des offrandes florales. Il en existe deux types : les canang sari pour les dieux et le segehan pour les démons.

L’une est très codifiée, elle se fabrique à partir d’une feuille de palmier pliée de façon à former un carré, on crée ensuite un fond avec d’autres feuilles avant de déposer un morceau de carton triangulaire dont la pointe indique la direction du temple et de le recouvrir d’un crackers, puis de fleurs de différentes couleurs. Chacune d’entre elles symbolisent un dieu et doivent être disposées dans un ordre précis. En allumant un bâtonnet d’encens, on permet aux offrandes d’arriver jusqu’aux dieux.

L’autre ressemble aux canang sari à la différence près qu’elle contient de la nourriture avariée mais on peut également y trouver des cigarettes. Ce sont bien-sûr les premières que nous avons concoctées ! Et nous n’étions pas bien doués, il faut le dire, en pliage de feuille de palmier. Hem.

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Durant cette semaine d’introduction, nous avons aussi préparé un repas typiquement balinais composé de riz mélangé à plusieurs légumes, des lumpia (des nems que l’on trouve en Indonésie et dans les Philippines) et des pisang goreng soit des beignets de bananes. Tout était vegan et délicieux ! C’était un chouette moment où tout le monde a mis la main à la pâte avant de partager le repas avec nos coordinateurs.

Tous les jeudis soirs, la petite centaine de volontaires se retrouvait pour dîner ensemble, l’occasion de parler avec des personnes du monde entier et de constater qu’il n’y avait pas que de très jeunes adultes en quête de fête, d’exotisme et d’une jolie ligne « volontariat » sur leur CV.

Ça m’a rassurée ! J’ai discuté avec une professeure retraitée allemande qui était présente pour six mois et qui donnait à la fois des cours en petite et moyenne section, deux canadiennes qui avaient choisi le programme « Health care » qui consiste à faire de la prévention pour l’hygiène et la santé dans différentes écoles, deux danoises qui s’apprêtaient à partir après 8 semaines de volontariat dans le centre de protection des tortues de mer, etc. C’est ce soir-là que j’ai mesuré ce dont je vous parlais dans mon premier article : de belles personnes pleines de bonne volonté qui avaient à cœur de faire les choses le mieux possible. 

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Globalement, j’ai trouvé qu’il était très facile de manger végétarien et même végétalien à Bali. La part belle est faite aux légumes, aux fruits et… au riz bien-sûr ! J’ai découvert le tempeh frit qui a un petit goût de noix, le mie goreng veggie qui se prépare aussi bien avec des nouilles que du riz auxquels on ajoute des légumes sautés ainsi que des œufs brouillés, et la cuisine crue qui est particulièrement développée à Ubud, incontestablement la capitale du bien vivre et du bien manger sur l’île.

Je vous regrouperai toutes mes bonnes adresses dans un city guide mais en attendant, si vous vous envolez bientôt pour Bali il faut aller manger au Banana Leaf dans Penestanan, c’est là où nous nous rendions très souvent le soir quand le dîner servi à 18h était insipide. La cuisine typique y est délicieuse, homemade, le personnel est charmant, le cadre idyllique et surtout, comme le restaurant est loin du centre, il n’y a presque jamais personne et le calme règne.

Mes deux recommandations ? La glace maison à la cardamone ainsi que celle à la mangue, c’est à se damner.

Deux autres belles adresses : Soma dans le centre ville d’Ubud pour sa cuisine vegan et crue dingue (goûtez la tarte au chocolat, c’était la meilleure de ma vie, sans déconner) en plus de son emplacement en retrait de la rue qui invite à la paresse ; puis le Yellow Flower Café, toujours dans Penestanan, où l’on peut manger en tailleur parmi de moelleux coussins des plats végéta*iens sans gluten et faits-maison (commandez l’un de leurs jus de fruits fraîchement pressés). Astuce ? Ce restaurant se trouve dans la continuité du chemin qui mène au studio de yoga Intuitive Flow, bien cool pour déjeuner après 1h de vinyasa ;)

Dans tous les cas, on déguste entrée/plat/dessert/boisson pour… moins de 8€. Autant vous dire que ça pique bien quand on revient en France et à Paris.

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L’une des dernières activités culturelles que nous avons faite cette semaine-là était de s’initier au batik.

Le batik est une technique picturale inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO et dont les tentures ornent les murs des maisons indonésiennes.

Pour réaliser un batik, on commence par dessiner un motif au crayon sur un morceau de tissu en soie ou en coton (soit on laisse place à son imagination, soit on décalque un dessin). Ensuite, on recouvre les traits de crayon avec une cire protectrice, ceux-ci resteront ainsi immaculés. La troisième étape consiste à colorer le batik à l’aide d’un genre de petit pinceau que l’on plonge dans un mélange d’eau et de peinture – que j’ai bien-sûr renversé sur mes pieds, sinon ça ne serait pas drôle – sur une zone que l’on a mouillée au préalable.

Pour estomper la couleur, on peut utiliser la pulpe de ses doigts ou rajouter de l’eau ; on peut également mélanger les couleurs entre elles pour obtenir de jolis dégradés. Les peintres qui nous chapeautaient faisaient ça avec une rapidité et une dextérité impressionnantes. C’était si fascinant à regarder ! Une fois terminé, le batik est trempé dans l’eau bouillante, puis séché au soleil.

Le résultat du mien ressemble un peu aux paréos qui étaient à la mode il y a 20 ans ; je ne trouve pas ça vraiment joli mais c’est un très beau souvenir de mon séjour à Bali.

Dans un coin de la grange dans laquelle nous étions, une femme était affairée à dessiner les motifs des futurs batiks. C’est en allant rincer mes pieds tachés de peinture sous un robinet qui m’a délivré 10 secondes d’eau courante que je lui ai demandé l’autorisation de la prendre en photo et de la filmer. J’ai senti qu’elle était gênée bien qu’elle m’avait donné son accord, je l’étais tout autant. Pendant ces trois semaines, j’ai essayé de sortir de mes retranchements, d’oser photographier, d’oser demander pour ne pas rapporter que des images sans âmes pour ainsi dire.

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Les autres après-midis ont été consacrées à l’apprentissage de rudiments de bahasa afin de pouvoir échanger très très simplement avec les indonésiens et surtout, les enfants à l’école. Lorsque nous avions du temps de libre et envie de fraîcheur, nous avions accès à la piscine d’un hôtel à 10 minutes à pied de Penestanan. Le décor faisait rêver et contrastait avec les lieux de vie des balinais. Pour autant, je ne dirai pas qu’ils vivent dans la misère.

En tout cas pas à Ubud – et j’ai eu la confirmation de mon amie qui y a vécu un an avant d’emménager à Sanur. Leurs maisons sont très simples versus le luxe ostentatoire de certains établissements et cela peut rendre mal à l’aise le voyageur conscient de sa position mais peut-être faut-il aussi y voir une façon de faire vivre l’économie de l’île ? Je ne sais pas.

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La semaine s’est clôturée par une balade dans les rizières tôt dans l’après-midi. La chaleur était écrasante et il aurait sans doute été plus judicieux d’y aller en fin de journée pour avoir une température plus clémente et bénéficier d’une lumière plus douce. J’ai essayé d’en profiter au mieux mais les arrêts selfies des autres tous les 100 mètres, sans compter que je me suis transformée en photographe officielle du groupe bon gré mal gré m’ont légèrement agacée.

Après plusieurs journées à prendre sur moi, le week-end en solitaire allait être salutaire – vous allez vraiment penser que je suis misanthrope mais je vous jure que j’ai fait de mon mieux !

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Sur les conseils de mon amie Orianne, j’ai choisi de prendre le bateau pour Gili Air qui offre les plus belles plages du coin et de jolis spots de snorkeling/plongée. J’avais organisé mon week-end un peu à l’arrache mais après une heure de route en taxi – où j’ai passé les 30 premières minutes à flipper que le conducteur m’emmène quelque part pour me découper en morceaux, m’inventant un mari en déplacement professionnel à Singapour et souriant poliment à son « oh really, you’re married ? but you are so young and tiny » avant de me détendre constatant qu’il n’allait rien me faire de mal – je suis arrivée à l’embarcadère de Padang Bai où j’ai sagement attendu le bateau rapide avec un petit autocollant « Gili Air » apposé sur mon sac à dos.

Soixantes minutes de traversée mouvementée plus tard, je pose un pied sur l’île. Mon premier constat ? L’eau est sublime. Mon deuxième constat ? Il y a des dizaines de petites carrioles attachées à des chevaux malingres et conduites par des hommes tenant un fouet. Je me force à ne pas regarder : qu’aurais-je pu faire ou dire ? Les véhicules motorisés sont interdits sur l’île.

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Je me dirige à pied vers le Gili Air Lagoon Resort. On m’accueille très chaleureusement et le fait que je sois seule soulève beaucoup de questions : je prétexte être ici pour la rédaction d’un guide de voyage en ligne (deux mensonges en l’espace d’une matinée, bravo Laëtitia !). On m’accompagne jusqu’à ma chambre en tenant à prendre mes affaires et je découvre les lieux… C’est le paradis ni plus ni moins. Une piscine circulaire et une grosse dizaine de petits chalets disposés autour. Chacun bénéficie d’un accès propre pour barboter et deux transats dans l’eau.

Je commande à manger et déjeune sur la petite terrasse en échangeant des messages avec mes proches. Puis, j’emprunte l’un des vélos à grosses roues – ceux pour rouler dans le sable – que l’hôtel met gracieusement à disposition. Premier arrêt au Gili Air Divers pour booker une plongée le lendemain matin ; j’ai choisi ce centre non seulement parce qu’il bénéficie de l’approbation du GIDA (Gili Island Dive Association) qui atteste du respect des règles de sécurité ainsi que du respect des fonds marins mais aussi parce qu’ils parlent français.

En effet la GIDA possède une charte qui garantie, entre autres, la fiabilité du matériel et limite les sorties plongées pour ne pas détruire l’environnement. Néanmoins, si je l’avais su plutôt, je recommanderai de s’initier au freediving lors de son séjour sur les îles Gili.

Pourquoi ? Parce que ça ne pollue pas, ça n’effraie pas les poissons, que l’on est plus à l’aise sans tout un matériel encombrant, et que de toute façon, il n’est pas nécessaire de plonger profondément pour voir de belles choses. Il me semble que tous les centres sur Gili Air proposent des leçons et des sorties de freediving (Gili Air Divers, Oceans5dive, Manta Dive, etc.) ; n’hésitez pas à vous renseigner.

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Le rendez-vous est pris pour ma plongée le lendemain matin à 8h. En attendant, je loue un masque et un tuba pour aller faire un peu de snorkeling. J’avance à vélo autour de l’île et repère un panneau indiquant « turtles » et me gare, disons. La plage est déserte. J’installe ma serviette, j’enfile mon harnais avec la GoPro et je marche vers l’océan. La marée est basse malheureusement et je marche pieds nus tant bien que mal sur les coraux morts… Arrivée au niveau de la barrière de corail, je me mets à plat ventre et essaie de glisser de l’autre côté sans me blesser : je m’en sors brillamment – pour cette fois !

Masque visé sur le nez, tuba dans la bouche, je plonge une première fois la tête dans l’eau et là, l’émerveillement est total. Je découvre le monde de Némo, sous mes yeux à quelques mètres à peine. Des poissons de toutes les couleurs qui vivent leur petite vie, c’est autre chose que de les voir dans un aquarium hein.

Je reste un long moment dans l’eau en me laissant dériver avant de remarquer quelque chose… Une tortue ! J’essaie de ne pas la perdre des yeux. J’en repère une deuxième, je sautille entièrement. Un indonésien snorkele lui aussi avec une agilité incroyable, il s’approche de moi, nous ne sommes que tous les deux. Je lui sers mon plus beau sourire (avec un tuba dans la bouche donc), il me fait signe de remettre la tête dans l’eau : une tortue est en train de remonter à la surface.

J’appuie rapidement sur ma GoPro ; batterie à plat ! F*ck. Ça m’apprendra à ne jamais vérifier mes batteries avant de partir. La tortue s’approche de nous, elle est là, à portée de main. J’ai envie de pleurer de joie dans mon masque et de m’évanouir de bonheur mais je sais me tenir. L’homme m’encourage à tendre le bras pour la toucher, j’hésite. Et si je lui laissais mon odeur ? Et si c’était mal de faire ça ? J’ose caresser sa carapace, en essuyant le sable du bout des doigts.

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Après ces émotions intenses, je décide qu’il est l’heure de rentrer. Mission : repasser de l’autre côté de la barrière de corail. Ça ne sera pas une mince affaire avec les vagues qui me poussent vers l’avant et les palmes aux pieds. C’était inévitable, je m’explose le genou contre les coraux ! Je mettrai plusieurs longues minutes à rejoindre la plage avec une démarche des plus élégantes, palmes aux pieds et genou qui saigne.

Donc un seul conseil : apportez des chaussures en plastique et faites du snorkeling à marée haute, c’est mieux pour vous et pour les fonds marins.

Avant de retourner à l’hôtel, je fais un crochet par l’Harmony Spa pour mon premier massage balinais. Je veux dire, c’est quand même l’endroit rêvé : des tables de massage à l’étage, dans un espace ouvert avec une vue sur l’océan. Je choisis la version soft qui me paraît déjà un peu trop appuyée quand la masseuse monte sur la table pour mettre davantage de pression sur mon dos. Je ne bronche pas et finalement, ça me détend et de retour dans ma chambre, je suis toute flagada. Avant de me coucher, je plonge dans la piscine, je fais la planche et contemple le ciel étoilé ; si ce n’est pas ça le bonheur, je ne sais pas ce que c’est. 

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Le lendemain, je suis debout tôt et je me sens reposée : mine de rien, dormir à nouveau dans un lit confortable avec un vrai oreiller, ça fait du bien. J’arrive au centre de plongée à l’heure, je ferai ma sortie avec un couple de français. On sympathise, on plaisante, l’ambiance est détendue. On plonge sur le Gili Air Wall, au Nord-Est de l’île, à 12 mètres de profondeur.

On descend le long d’une corde ; je suis hyper excitée mais j’ai toujours une petite appréhension quand il faut basculer en arrière depuis le bateau (avec cette pensée parfaitement idiote : et si ma tête cogne contre ma bouteille ? alors que je sais que c’est impossible).

L’heure de plongée passe à une vitesse folle. On observe plein de poissons différents et chaque fois que Franck, notre moniteur, en repère un, il nous fait un signe : poisson clown, étoile de mer géante bleue, tortues, etc. C’était beau mais moins émouvant que le snorkeling de la veille puisqu’il n’était pas possible de prendre le temps. Lorsque l’on remonte sur le bateau, j’ai envie de repartir aussitôt, qu’est-ce que l’on se sent bien là-dessous quand même !

Pendant le voyage du retour, on parle des différents spots de plongées autour de Bali, des îles Gili et de Lombok ; des niveaux qu’il faut passer pour pouvoir faire certaines sorties, qu’il est possible de plonger avec des requins et des raies manta – mon rêve.

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A nouveau sur la terre ferme, je quitte le couple de français pour aller déjeuner. J’entreprends ensuite de faire le tour de l’île à vélo, il faut compter une bonne heure. Le Nord de l’île est quasi désert, j’y croise des petites cabanes, des vaches, des bateaux abandonnés, des enfants qui jouent sur des plages où aucun touriste ne s’aventure, des pêcheurs qui reprisent leurs filets, etc. J’ai encore un peu de temps avant que le soleil ne se couche et je décide de retourner au spa, cette fois je m’offre un soin et un massage du visage d’1h30.

Lorsque j’ouvre les yeux, la nuit commence à tomber. J’enfourche mon vélo jusqu’à l’hôtel. Mon premier réflexe en arrivant ? Replonger dans la piscine, nager, regarder les étoiles et savourer chaque minute. Prendre conscience de la chance que j’ai et du bonheur que me procurent ces instants, égoïstement.

Une fois de plus, je me couche tôt. Je mets mon réveil peu avant 6h du matin, je veux assister au lever du soleil et faire une dernière sortie snorkeling – avec la GoPro chargée cette fois – avant de reprendre le bateau pour Bali vers 11h. Quand je sors de l’hôtel, les rues sont vides et les petites échoppes ouvrent à peine. Je loue à nouveau un masque et un tuba, puis je m’installe sur la plage. La lumière est douce, l’air aussi. Je m’aventure dans l’eau, je m’immerge… OKAY, c’est ce que l’on appelle zéro visibilité.

J’aperçois un banc de poissons mais l’eau est tellement trouble que j’abandonne rapidement et retourne sur le sable. Ce qui me permettra d’assister à un spectacle étonnant : des centaines de crabes plus ou moins gros, que l’on ne voit que lorsque l’on y prête attention, qui traversent la plage de cachettes en cachettes. Totalement captivée, je reste à les observer jusqu’à 7h du matin.

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Gili Air était suffisamment petite et sécurisante pour mon premier week-end en solo que j’ai adoré de bout en bout. Je suis revenue à Ubud prête pour ma première semaine de cours… J’étais la première de retour à la maison, j’en ai profité pour aller manger un mie goreng et une glace à la cardamone au Banana Leaf en remplissant mon carnet de voyage le cœur léger et comblé.

Je m’arrête ici, si vous êtes arrivés jusque là, je vous tire mon chapeau ! RDV très bientôt pour le récit de ma deuxième semaine de volontariat à Bali que je tâcherai de rendre plus concis, vraiment beaucoup plus concis. Belle semaine à tous et à très vite :)

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64 Comments

  • Reply Alexandra 4 juillet 2016 at 9 h 24 min

    MERCI !!! Merci beaucoup pour ce récit. Très intéressant de voir comme des petits moments particuliers sont venus s’ajouter au quotidien pourtant déjà dépaysant. Perso, je ne suis absolument pas dérangée par la longueur, au contraire ! Et ces photos…. génial, on a l’impression d’y être. J’ai hâte de lire la suite ;-)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 10 h 06 min

      Merci beaucoup à Alexandra pour ton commentaire qui me rassure un peu ;)

  • Reply Marion 4 juillet 2016 at 9 h 57 min

    Merci infiniment pour ce partage Laëtitia! Ton article est passionnant, je l’ai dévoré de bout en bout et je l’ai envoyé à mes parents qui s’envolent bientôt pour Bali! On attend donc tes bonnes adresses (vegan et sans gluten!!) avec impatience! Merci encore pur tout ce temps passé sur cet article! À bientôt! Marion

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 10 h 27 min

      Oh merci Marie, ça me fait plaisir de lire que cet article n’est pas trop indigeste ! ^_^

      Je ferai le guide après la publication des deux derniers articles donc si jamais tes parents sont déjà partis d’ici là, je recommande vraiment Soma, Banana Leaf et Yellow Flower Café, mes 3 adresses vegan/veggie (mais pas toujours sans gluten, j’avoue que ça moi je m’en fiche un peu mais de toute façon, tout est fait à base de riz ou presque là-bas, ils ne sont pas très branchés blé ^_^) ;)

  • Reply le chien à taches 4 juillet 2016 at 10 h 12 min

    Oh l’article parfait pour s’évader dès le début de la semaine ! Merci pour ce joli partage <3

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 10 h 33 min

      Merci à toi Anne d’avoir pris le temps de laisser un petit mot <3

  • Reply juliette 4 juillet 2016 at 11 h 18 min

    Ah la la, c’est beau et si bien raconté <3 La rencontre avec la tortue devait être incroyablement émouvante ! Hâte de lire la suite !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 34 min

      Merci mon petit <3 Oh la la la oui, c'est l'un de mes meilleurs souvenirs et j'ai hâte de retourner plonger dans des fonds marins aussi beaux !

  • Reply Ju 4 juillet 2016 at 11 h 29 min

    Waw quelles découvertes ! Franchement ton article est captivant, impossible de ne pas le lire jusqu’au bout ;) Et tes photos sont sublimes !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 35 min

      Mille millions de mercis Ju, c’est vraiment rassurant de savoir que je ne vous ai pas assommés haha :D

  • Reply Céline / Shalima 4 juillet 2016 at 11 h 47 min

    Hihi, moi aussi j’ai lu jusqu’au bout, sans souci ! C’est ce qui fait la force des blogs comme le tien, je crois que je ne m’en lasserai jamais ! Tes photos sont magnifiques (et franchement, on en dirait pas qu’il y en a 48 !)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 36 min

      Oh merci, merci du fond du cœur Céline <3 Quand je me suis relue hier, je me suis : mon dieu, personne ne va jamais lire ça en entier :D

  • Reply Elise 4 juillet 2016 at 12 h 45 min

    Effectivement, très agréable post, parfait pour commencer la semaine ! Les photos sont magnifiques.
    Je comprends la difficulté que tu as de te sentir à l’aise au sein d’un groupe que tu n’as pas choisi. Je suis pareille.
    Cependant, il me semble compliqué de vouloir juger trop rapidement les motivations des plus jeunes, « à la recherche d’une ligne volontariat sur leur CV ». Chaque individu je pense a des motivations profondes et une histoire plus complexe que ce qui peut transparaitre, à première vue.
    Bref, en tous cas, encore bravo pour la qualité des textes et photos. Bonne semaine !

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 41 min

      Merci beaucoup Elise:)
      Je me suis peut-être mal exprimée dans l’article mais je ne dis pas du tout que tous les plus jeunes présents étaient là un peu à la légère parce que dans ma maison, par exemple, elles étaient (à l’exception d’une australienne qui ne s’est même pas présentée la 1ère semaine du volontariat, quand les cours commençaient j’entends) toutes impliquées.
      En revanche, concernant les américains, pour les avoir côtoyés pendant 3 semaines et sachant qu’ils étaient envoyés par leur lycée pour participer à un programme de construction, certains montraient un désintérêt total et beaucoup d’irrespect dans leurs attitudes à l’égard des locaux. J’aurais du mal à être indulgente avec eux même s’ils ont l’excuse de l’âge pour eux et le fait qu’ils n’aient pas vraiment choisis d’être là ^_^

  • Reply Ophélie G. 4 juillet 2016 at 13 h 10 min

    Ton article est époustouflant, aussi bien grâce aux images qu’à ton récit. Un très joli voyage. xx

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 44 min

      Oh la la merci Ophélie <3 Si tu savais comme ça me fait plaisir !

  • Reply Amélie 4 juillet 2016 at 13 h 18 min

    Une belle expérience que je prends plaisir à lire (même dans ces articles fleuves :)
    Et puis ces paysages, ces gens .. wahoo <3

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 4 juillet 2016 at 13 h 45 min

      Merci beaucoup Amélie, ça me fait d’autant plus plaisir que je te sais/savais intéressée par le volontariat :)

  • Reply Aiecie 4 juillet 2016 at 13 h 56 min

    Bonjour Laetitia!
    Merci pour cette article qui pour moi tombe à pic car je suis en pleine organisation de mes vacances en Indonésie en septembre. Pour l’instant je n’ai que le vol.
    J’hésite à passer mes derniers jours de détente sur Gili Air. Le bateau me fait peur et je ne sais pas quand prévoir le retour par rapport à mon vol. Je suppose qu’il est plus sur de refaire la traversée la veille du vol. Qu’en penses-tu? As-tu constaté des retards ou complications avec le speed boat?
    En tout cas, tes photos font rêver!

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 29 min

      Coucou :) Alors, généralement tu prends ton aller/retour auprès de la même compagnie. La mienne par exemple n’avait que deux bateaux par jour et ils étaient tous en matinée, donc nul pour profiter de ta dernière journée sur l’île… Regarde sur ce site : https://www.gilibookings.com/fastboat/super-scoot et check bien la réputation de la compagnie parce qu’il y a des accidents :/ (je ne me souviens malheureusement plus du nom de la mienne, je suis désolée)

      • Reply Aiecie 19 juillet 2016 at 15 h 46 min

        Merci pour ta réponse que je viens lire bien tard :)
        As-tu tout réservé sur internet? Le prix de la traversée A/R me semble élevé sur le site que tu m’as conseillé.
        Pour l’hôtel, tu as également réservé d’avance sur internet?
        En lisant des blogs de voyage ou autres, j’ai l’impression que ce n’est pas nécessaire de s’y prendre à l’avance, mais je crains un peu de me retrouver sur l’île sans l’hôtel de mes rêves alors que j’espère que ces 2 derniers jours seront le clou du voyage :)
        Désolée de te poser toutes ces questions d’angoissée. En tout cas, c’est gentil d’avoir pris le temps de répondre à mon premier commentaire.

  • Reply Liilice 4 juillet 2016 at 14 h 26 min

    … et ça s’est très bien passé oui ! C’est si bien raconté et tes photos sont si douces que ton article me transporte là-bas avec toi, j’ai même l’impression d’avoir touché cette tortue du bout des doigts moi aussi ! ♡♡♡
    J’aime ton regard sur les choses dans tout ce que tu nous racontes (les autres touristes face aux singes, cette dame qui dessine les batiks, le fait de profiter égoïstement des beaux moments…) mais par contre, à ta place c’est certain que j’aurais pleuré de frayeur si je m’étais perdue haha ^^
    J’attends la suite avec impatience maintenant ! Bises Laëtitia :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 30 min

      Hihi <3 Ton commentaire m'a fait sourire en très grand !

  • Reply Leslie - Tache de Rousseur 4 juillet 2016 at 14 h 28 min

    Hahaha mais ce que j’ai ri en lisant tes mensonges ! J’aurais pu dire la même chose au chauffeur de taxi,. A te lire je me dis que si en groupe je suis loin d’être timide, toute seule à l’étranger me connaissant j’aurais très peur d’oser faire des choses toute seule, comme ce week end aux iles Gili (ce nom ets extra). Un jour il faudra que je me lance, je suis sûre que ça m’apportera beaucoup d’un point de vue personnel.

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 32 min

      Oh je t’assure que ça te plairait… Surtout si tu aimes être dans l’eau, les yeux derrière un masque <3 Voyager toute seule, on s'en fait tout un monde. C'est normal d'avoir peur mais sur place, elle s'envole rapidement et tu te découvres plein de ressources. Ça te donne un sentiment de puissance inouï, tu as l'impression d'être invincible :D

  • Reply Miss Blemish 4 juillet 2016 at 15 h 49 min

    Ton récit de cette aventure humaine est magique. Chaque article me transporte et me donne envie de dévorer le suivant <3 Merci de nous emmener avec toi là-bas :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 35 min

      Merci, ça me fait tellement plaisir tous ces retours si positifs <3 Moi qui pensais vous assommer... Merci du fond du cœur Célie pour tes mots toujours si gentils :)

  • Reply Margaux Lifestyle 4 juillet 2016 at 16 h 55 min

    J’adore tes carnets de voyage ! J’ai l’impression de partir avec toi… Entre les photos magnifiques et ton style d’écriture, je suis transportée ! Merci ! Et du coup, je comprends parfaitement ce que tu as pu ressentir vis à vis des singes et des animaux maltraités à cause du tourisme. Cette impression d’avoir -pardon pour les termes – le cul entre deux chaises…

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 39 min

      Merci Margaux, ça me touche beaucoup :) C’est exactement ça, ce sentiment de tiraillement où tu as envie de dire quelque chose mais… qu’est-ce que ça changerait ? Je discutais d’ailleurs le dernier jour de mon séjour là-bas avec un chauffeur de taxi à propos des combats de coqs ; j’avais vu un coq qui traînait une patte cassée, ça m’a fendu le cœur et je lui en ai parlé. Il m’a dit : c’est notre culture, c’est comme ça. Qu’est-ce que tu veux répondre ? :( Me lancer dans un débat avec lui n’aurait servi à rien…

  • Reply Fanny 4 juillet 2016 at 17 h 53 min

    Cet article m’a envoyé du rêve!! Merci pour ces belles photos et ton témoignage touchant et très personnel.
    J’ai très très envie de lire la suite :D

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 40 min

      Oh merci Fanny ! J’essaie de préparer le deuxième article pour la semaine prochaine ;)

  • Reply Vike 4 juillet 2016 at 18 h 17 min

    Alors je me permet de réagir sur le batik/peinture sur soie… la cire protectrice ça s’appelle de la gutta, et la soie n’est pas trempée dans de l’eau mais dans du vinaigre ou de l’alcool…car sinon tu peux être certaine que la couleur dégage puisqu’elle n’est pas fixée (et même fixée évite lui les fortes températures genre 60°C qui est trop chaud… genre pas comme moi avec mon dernier superbe foulard qui est devenu terne car je n’avais pas vu qu’il était pris entre deux t-shirts en coton -ARGHHHH-), en tout cas il y a du talents dans les créations au batik, j’adore

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 40 min

      Merci beaucoup pour tes précisions Vike, je vais éditer mon article de ce pas :)

  • Reply Mélanie 4 juillet 2016 at 18 h 17 min

    Merci pour ce récit passionnant, la longueur de l’article ne m’a pas dérangée bien au contraire. Je comprends ton sentiment contrasté vis-à-vis de la forêt des singes, j’aurais probablement ressenti la même chose à ta place. Bali a vraiment l’air magnifique, j’aimerais bien voir tout ça de mes yeux un jour. En attendant, vivement les prochaines articles ! :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 42 min

      Merci Mélanie ! Je te souhaite sincèrement d’aller à Bali un jour, c’est un endroit qui t’ensorcelle… Je n’ai qu’une hâte : repartir là-bas pour voir tout ce que j’ai pas pu voir (plonger à Amed notamment dont les fonds marins sont, paraît-il, sublimes <3)

  • Reply Camille 5 juillet 2016 at 3 h 18 min

    Oh la la, ton récit est passionnant, vraiment!
    Si c’est pas vraiment un coin du monde qui m’attire (je crois que j’aime vraiment trop peu Les Gens pour m’aventurer dans des endroits vraiment trop touristiques), ça reste quand même une culture que je trouve vraiment fascinante.
    En tous cas, tes photos sont waouh et ça avait l’air d’être une sacré expérience, et moi je me serai roulée en boule et je me serai mise à chouiner si j’avais eu la même mésaventure que toi dans la Monkey Forest!

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 47 min

      Merci ma Camille <3 Oui leur culture est tellement à mille lieux de la nôtre, je n'avais jamais voyagé en Asie et ça m'a donné envie d'y retourner. Par exemple, j'ai trouvé leur esprit de communauté incroyable, c'est le groupe avant l'individu et même si bien-sûr, ça a ses limites, l'entraide qu'il y a entre eux est belle à voir :)

  • Reply josephine 5 juillet 2016 at 12 h 44 min

    Bonjour
    Pour éviter les répétitions ,
    Je dis sublime reportage
    Continue de nous faire rêver
    Amicalement

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 50 min

      Oh merci Joséphine, ça me va droit au cœur sincèrement <3 (et je me dis que je n'ai pas passé toutes ces heures à travailler sur cet article pour rien ^_^)

  • Reply Ludivine 5 juillet 2016 at 16 h 24 min

    C’est un plaisir de te lire! Mais pourquoi autant culpabiliser de passer de beaux et bons moments?! ;-) Hâte de lire la suite de tes aventures!
    Et merci de nous faire sourire avec tes quelques maladresses #tueshumaine

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 5 juillet 2016 at 17 h 51 min

      Merci Ludivine <3 Ah, tu trouves que je culpabilise ? Peut-être oui, c'est vrai... :/

      • Reply Ludivine 5 juillet 2016 at 22 h 33 min

        Oui j’ai l’impression. Ça ressort deux trois fois dans ton article je trouve et il n’y a pas de raison . Tu es une personne qui provoque (enfin c’est l’impression que tu donnes) les choses et les bonheurs que tu vis tu ne les voles pas alors pourquoi t’en excuser ☺

        • Laëtitia
          Reply Laëtitia 6 juillet 2016 at 14 h 00 min

          « les bonheurs que tu vis tu ne les voles », merci Lulu <3

  • Reply Manuèla 5 juillet 2016 at 21 h 32 min

    Oh non ne soit pas plus concise dans ton prochain article !!!
    C’est franchement super génial de lire un compte-rendu aussi sincère ! J’avais déjà trèèèès envie d’aller à Bali, tu viens de remettre ce désir refoulé sur le tapis !
    Et tes photos sont vraiment magnifiques (comme ton blog au passage!)
    A bientôt pour la suite :D

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 6 juillet 2016 at 14 h 07 min

      Merci du fond de mon petit cœur Manuèla :) Ça me touche vraiment !

  • Reply Camille 7 juillet 2016 at 9 h 59 min

    Haaaaa j’attendais avec impatience tes articles sur Bali, j’y vais en septembre et j’espère que tu aurais le temps de publier le city guide et tes autres articles d’ici là. Tes photos sont WAOUH !

    • Reply Camille 7 juillet 2016 at 10 h 00 min

      auras*

  • Reply mademoiselle a 7 juillet 2016 at 17 h 38 min

    J’ai aodre ton article. tes photos sont sublimes et la facon dont tu racontes ce sejour est magnifique. Merci

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 juillet 2016 at 20 h 16 min

      Merci beaucoup pour ton petit mot :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 7 juillet 2016 at 20 h 16 min

      Merci beaucoup pour ton petit mot :)

  • Reply Xel0u/Sailor 10 juillet 2016 at 9 h 55 min

    Trop top ! Avec mon chéri on a passé 10 jours à Bali en Juillet dernier (un an déjà!) depuis la Nouvelle-Zélande, et on en est tombé amoureux. Il y a une vraie douceur de vivre là-bas… Depuis, on a qu’une envie : y retourner! Ce sera sans doute notre projet pour l’été prochain :)

    En tout cas, ton article n’était pas trop long (enfin, si mais dans le bon sens du terme!), on ne s’ennuie pas du tout à la lecture et tes photos sont superbes <3

    J'ai hâte de lire la suite !
    Belle journée :)

  • Reply Javotte 14 juillet 2016 at 8 h 57 min

    Wow, je découvre ton blog aujourd’hui et je suis fan !

    Merci de m’avoir fait voyager avec toi !

    J’espère que le deuxième billet ne sera pas trop court ! Je n’ai pas vu le temps passé avec celui ci…

  • Reply Claire 16 juillet 2016 at 18 h 08 min

    Je viens de lire cet article dehors sur mon transat profitant d’un de mes seuls jours de repos. Je suis étudiante et en couple depuis 6 ans, je n’ai pas pris de vacances depuis 3 ans, j’enchaîne cours/ remplacements les WE et les vacances et ces derniers temps j’ai besoin de vacances, d’air, de voyage. Je ressens ce besoin de voyager, rencontrer de nouvelles personnes et ton article m’a permis de m’évader pendant 10/15 minutes. Il a déclenché en moi de nombreuses émotions. Tu décris si bien tes sentiments, avec franchise et douceur. C’est tellement touchant de voir à quel point tu t’intéresses et à quel point tu veux respecter la culture du pays dans lequel tu te trouves. J’ai même eu l’impression de faire de la plongée pour te dire! On voit à quel point cette expérience t’a bouleversée/changée et c’est sublime. Et peut-on parler de la beauté de tes photos? De leur douceur? Cela fait un moment que je connais ton blog, mais je me suis trouvée une vraie passion pour ton univers depuis quelque semaine et je suis fan! Merci pour tout et désolée pour ce long pavé/racontage de vie!

  • Reply Fanny 18 juillet 2016 at 11 h 36 min

    Dans un mois j’y suis alors je note toutes les infos précisieusement !

  • Reply Links I Love #109Whatever Works 19 juillet 2016 at 10 h 00 min

    […] Le récit de la première semaine de volontariat à Bali de mon amie Laëtitia c’est un peu co… […]

  • Reply Gladys 24 juillet 2016 at 14 h 21 min

    J’ai adoré lire ce post, que je ne trouve absolument pas trop long! J’avais l’impression de vivre un peu ce moment avec toi. Tu as une façon de tout raconter qui est très agréable, et surtout bien détaillée. J’admire le cran que tu as eu de partir seule, et je ne peux que comprendre ta panique dans le taxi, je pense que moi aussi à ta place j’aurai imaginé l’article dans le journal « une jeune Française retrouvée en morceaux dans les tréfonds de Bali » ahah. J’ai hâte de lire la suite :)

  • Reply Lucie 28 juillet 2016 at 19 h 12 min

    Merci pour ton superbe article Laetitia!
    Tu viens de me replonger totalement dans mon voyage à Bali, pour mon plus grand plaisir! Je pouvais presque sentir l’odeur des nasi goreng et ressentir l’explosion de bonheur d’avoir vu une tortue à Gili Air…!
    J’aime bien lire tes états d’âme et tes sentiments, que tu partages tout en pudeur :-)
    Et puis bravo encore d’être partie seule, finalement c’était pour le meilleur ;-)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 29 août 2016 at 16 h 16 min

      Merci ma jolie Lucie <3

  • Reply Yehohanaan 20 août 2016 at 8 h 02 min

    Ce devait être une expérience magique ! Bali a l’air de regorger de plénitude et de couleurs !

    http://yehohanaan.com

  • Reply Volontariat à Bali : deuxième semaine - Eleusis Megara 2 septembre 2016 at 9 h 42 min

    […] vous vous en souvenez, je vous expliquais ici que les maisons étaient construites dans un soucis d’équilibre entre le bien et le mal, le […]

  • Reply Volontariat à Bali : troisième semaine - Eleusis Megara 18 octobre 2016 at 10 h 08 min

    […] été faire 1h30 de yoga vinyasa au studio Intuitive Flow. Je vous en avais rapidement parlé ici : mon séjour à Bali a été l’occasion de suivre des cours de yoga pour la première fois. […]

  • Reply Laura 2 février 2017 at 23 h 48 min

    Coucou Laëtitia,
    Je découvre ton blog et quel bonheur ! J’aime ton univers, tes illustrations, les couleurs et mots choisis. Ton expérience à Bali est très inspirante, j’ai hâte de lire la suite que je me garde pour plus tard ! Cela donne envie de se lancer à son tour et de réaliser ses rêves.
    Bravo et merci :)

    • Laëtitia
      Reply Laëtitia 3 février 2017 at 9 h 44 min

      Coucou Laura ! Merci du fond du cœur, ça me touche énormément et ton commentaire est un super booster pour commencer la journée :) Au plaisir de te revoir ici !

  • Reply DELABARRE 21 mars 2018 at 9 h 16 min

    Coucou,
    J’ai adoré lire ton article. Je pars également en aout faire le programme de volontariat pour les tortues à Nusa Penida, aurais-tu des conseils pour savoir comment me comporter face à la population locale ?? ou d’autres conseils pour ce que je pourrais faire le week-end ??
    Merci à toi et bravo encore pour ton site !

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