Mes premières photos à l’argentique

Au début de l’été, je me suis offert mon premier appareil photo argentique – je veux dire, si l’on ne compte pas les jetables qui ont accompagné l’enfant des années 90 que j’étais. Je voulais un point and shoot facile à utiliser et transporter. Après un long benchmark et de tout aussi longues hésitations, j’ai cédé à la hype (méritée) de l’Olympus Mju II trouvé sur leboncoin.

C’était l’annonce d’un monsieur qui semble avoir un petit business d’appareils photo argentiques et j’ai considéré qu’avec une note globale de 5/5 pour plus de 900 avis, il n’était pas déraisonnable de lui acheter le susmentionné point and shoot. On s’est rencontrés pour une remise en main propre à Paris et je suis repartie avec un objet fonctionnel. Pour combien de temps ? L’avenir nous le dira. J’ai acheté l’Olympus Mju II en étant au parfum de l’un de ses gros points faibles, à savoir son électronique périssable qui vous lâche sans prévenir. C’est le jeu.

appareil photo argentique appareil photo argentique

Maintenant que je connais un peu les règles de compositions et tout le tralala, je voulais retrouver le plaisir de prendre des photos sans savoir si elles sont réussies, les aimer même quand elles sont ratées et les conserver précieusement dans une boîte que j’ouvrirai en écoutant Lana Del Rey quand je serai prise d’un élan de nostalgie.

J’avais aussi et surtout envie de capturer plus de souvenirs de mes gens (que vous ne verrez pas ici pour des raisons évidentes de préservation de la vie privée), saisis à travers le charme intemporel d’une photo argentique. C’est que ça n’a pas la même saveur qu’une photo en tellement en HD que l’on peut voir qui a les pores bouchés.

Pour les photos de cet article, j’ai utilisé une pellicule Kodak UltraMax 400. Elles ont été développées chez un photographe près de chez moi et j’en ai eu pour la modique somme de 60 euros – 2 x 36 poses.

Si on fait les calculs, une image avec cet appareil photo argentique coûte environ un euro. Inutile de préciser qu’à ce prix-là, on réfléchit à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Je les ai scannées à la maison avec mon imprimante ; elles ont perdu en qualité au passage et sont parfois tordues car mal positionnées dans le scanner. Tant pis, j’ai eu la flemme de les ajuster.

Même si c’est coûteux, je me réjouis d’avoir ces petits morceaux de vie choisis – parfois volés, parfois posés – à chérir et je suis impatiente d’en créer de nouveaux.

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